Blood From The Soul – DSM-5
Chronique Hardcore/Metal/Indus

Blood From The Soul – DSM-5

beunz
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Auteur
17 décembre 2020
il y a 5 ans
3,981 vues
Année de sortie
2020
Note

Annoncé comme un nouveau « supergroupe », Blood From The Soul ne vient pas vraiment d’apparaître en réalité ! Projet monté au début des années 90 par Shane Embury (Napalm Death) et Lou Koller (Sick Of It All), le duo a sorti un album en 1993 (To Spite The Hand That Breeds, sorti chez Earache à l’époque) […]

Blood From The Soul – DSM-5

Annoncé comme un nouveau « supergroupe », Blood From The Soul ne vient pas vraiment d’apparaître en réalité ! Projet monté au début des années 90 par Shane Embury (Napalm Death) et Lou Koller (Sick Of It All), le duo a sorti un album en 1993 (To Spite The Hand That Breeds, sorti chez Earache à l’époque) avant de se voir rapidement rangé au rayon des one-shots oubliés. Vingt-sept ans plus tard, le projet est réactivé par Embury, s’entourant pour le coup d’illustres potes: Jacob Bannon (Converge, Wear Your Wounds), Dirk Verbeuren (Megadeth, Soilwork) et Jesper Liveröd (Nasum, Burst) qui viennent donc suppléer le touffu bassiste sur ce DSM-5.

S’il était question d’une fusion de metal indus et de hardcore sur To Spite The Hand That Breeds (avec un son bien clinique façon Godflesh ou du vieux Fear Factory), ce nouvel album vient emprunter une thématique dans le même sillage (il est question de dystopie et de dualité humain/machines) mais l’angle d’attaque est cependant différent. En effet, le côté froid est ici un peu atténué au profit d’une ambiance plus organique même si certains titres privilégient les harmonies inquiétantes (« Subtle Fragment », « Lurch Of Loss ») et les refrains obsédants (« Debris Of Dreams »).

Et si l’indus est souvent relégué dans le décor, l’ambiance reste opaque (parfois même un brin chaotique) quand l’aspect mélodique dégagé par le groupe n’est pas privilégiée. Car le supergroupe kiffe la mélodie, tel un Umbra Vitae qui aurait décidé de simplifier ses riffs, Blood From The Soul va souvent droit à l’essentiel via des compos qui se montrent parfois bien entêtantes, à commencer par « Calcified Youth », évident premier single, virulent mais diablement fédérateur. Bannon se montre lui à son aise, vociférant comme à son habitude (quoiqu’un peu plus grave par moments) et se permettant quelques vocaux parlés sur l’inquiétant « Ascend The Spine » ou en intro du haché « Sharpened Heart ».

Une réactivation de Blood From The Soul qui risque donc un peu de décontenancer les amateurs de la première heure ! DSM-5 sonnant souvent comme du Converge en version martiale avec les éléments indus (malgré quelques atmosphères dans l’esprit et la basse mécanique d’Embury), on sent que les protagonistes ne sont pas nés de la dernière pluie et que l’alchimie fonctionne entre eux. Malgré un ensemble qu’on aurait espéré un peu plus aventureux (peut-être est-ce dû à l’absence de Koller ?), ce nouvel album fait passer un plutôt agréable moment, et c’est déja pas mal !

  1. Fang Tooth Claw
  2. Ascend The Spine
  3. Calcified Youth
  4. Debris Of Dreams
  5. Dismantle The Titan
  6. Encephalon Escape
  7. Subtle Fragment
  8. Terminal Truth
  9. Sharpened Heart
  10. Self Deletion
  11. Lurch Of Loss
  12. DSM-5

Artistes / Groupes

Record Label

Genre selon le Chroniqueur

hardcore/metal/indus

Catégories

Famille/Genre

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Beunz chronique sur Eklektik Rock depuis 2009. Amateur de sonorités extrêmes et abrasives, il s’est imposé comme l’une des plumes les plus prolifiques du webzine dans les registres Sludge, Black Metal, Hardcore Punk et Grindcore, tout en s’aventurant volontiers vers le Shoegaze, le Mathcore ou le Post-Rock. Son intérêt constant pour les scènes underground l’a amené à suivre de près des groupes locaux comme internationaux, qu’il met en avant avec un mélange de passion et d’exigence critique.

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