Formalist – We Inherit a World at the Seams

Pas de commentaires      131
Style: sludge/doom/drone/black metalAnnee de sortie: 2023Label: Brucia Records

Formalist, c’est une formation contenant pas mal de monde issu de la scène extrême italienne avec des membres de Malasangre, Viscera///, The End Of Six Thousand Years (dont on a parlé récemment) ainsi que le vocaliste Ferdinando Marchisio. Ce nom ne vous dit rien ? Ce n’est autre que la véritable identité de Herr Morbid, vocaliste de Forgotten Tomb. Le groupe a commencé ses activités il y a neuf ans puis a sorti en 2018 un premier album (No One Will Shine Anymore) avant de faire son retour.

Comme son prédécesseur, We Inherit a World at the Seams se compose de trois titres seulement, mais ces derniers tournent autour du quart d’heure. Formalist aime prendre son temps afin de délivrer une musique lente et menaçante où sludge, doom et black metal forment ensemble une masse rampante et inconfortable, en même temps, la cover hara-kiri n’a pas eu besoin de musique pour nous accueillir dans le malaise.

Un malaise palpable dès « Warfare » qui se réapproprie la désolation suffocante d’un Grief ou d’un Khanate, le tout en se parant de passages drone laissant penser que les choses vont finalement s’éclaircir avant de réenfoncer le clou. Comme prévu les riffs sont lents et écrasants, ils sont parfaitement accompagnés par les vocaux torturés de Marchisio, moins perçants que dans FT mais exprimant tout autant le désespoir. Introduit par quelques samples vocaux, « Monuments » fait durer ses riffs ultra pesants dans un minimalisme oppressant, devenant parfois plus éthéré avant de se renforcer en textures et en bruits parasites sur son final.

Enfin, « Selfish » nous accueille par le fameux monologue de Seul Contre Tous de Gaspar Noé (dans sa version originale s’il vous plait !), le tout sur fond d’onde nauséeuse avant que les râles ne refassent leur apparition, les riffs trainant se voient ici secondés à mi-morceau par une mélodie de guitare venant donner un peu d’air (triste) à cette conclusion, mais rien n’y fait, on replonge en slow-motion sous cette implacable masse visqueuse.

On passe trois quarts d’heure en quasi-apnée sous cette lourdeur appuyant (exagérément pour certains) jusqu’au naufrage de vos sens, cherchant en vain une issue à ce cauchemar sonique. Plus qu’une seule solution, se laisser sombrer avec eux…

  1. Warfare
  2. Monuments
  3. Selfish

beunz
Up Next

Groupes cités dans la chronique

Vous pourriez aussi apprécier

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *