This Gift Is A Curse – Heir
Chronique du Moment Extreme Blackened Hardcore

This Gift Is A Curse – Heir

beunz
beunz
Auteur
6 mars 2025
il y a 1 an
4,755 vues
Année de sortie
2025
Note
Le retour d'un groupe suédois après six ans d'absence se manifeste par un nouvel album explorant la noirceur de l'âme humaine et repoussant les limites de l'extrémisme sonore, offrant une expérience dense et torturée qui combine des éléments de blackened et des phases d'apocalypse, tout en maintenant une impression constante de malaise.
This Gift Is A Curse – Heir

Après une absence de six ans, This Gift Is A Curse revient enfin avec ce Heir, nouveau chapitre de souffrance auditive dont il est dépositaire. Les suédois (dont le batteur Christian Augustin, officiant ou étant passé chez Riwen, Totalt Jävla Mörker ou live chez Cult Of Luna) n’ont en effet pas changé leur fusil d’épaule, explorant à nouveau toute la noirceur de l’âme humaine tout en repoussant les limites de leur extrémisme sonore. Heir propose même comme un retour aux sources puisque ce nouvel album dépasse l’heure de jeu, ce qui n’était pas arrivé au groupe depuis son premier album (I, Gvilt Bearer – 2012).

Un allongement du temps de jeu n’atténuant en rien les envies de destruction et de malaise que le quintet se plait à déverser depuis ses débuts. Dès « Kingdom », les suédois débutent leur brouillard infernal avec des blasts sauvages vite rejoints par des vocaux déments, on hésite là entre écorché vif, crise de paranoïa ou envie d’infanticide (qui survient lors du ralentissement à mi-morceau). Un comité d’accueil particulièrement malfaisant qui va donc se poursuivre encore une heure…

Si les influences annoncées que sont Cursed, Oathbreaker, Trap Them et All Pigs Must Die peuvent parfois apparaitre, ces dernières ne sont pas forcément des plus évidentes, TGIAC fait couler tout ça dans un tout « blackened » aussi opaque que suffocant. Optant parfois pour des ondes drone entre deux salves d’hostilités (l’intro de « Void Bringer », « Passing »), la densité sonore proposée par Heir est telle que l’impression de se faire malmener est constante entre velléités supersoniques (« Death Maker », « Vow Sayer ») et phases d’apocalypse en slow-motion (« Cosmic Voice », inquiétant et saturé aux réminiscences de Leviathan et des débuts de Terra Tenebrosa, « Old Space »). Le final « Ascension » viendra combiner ces deux facettes jusqu’à ce court semblant de calme d’après tempête marquant le dénouement de cet album.

Radical, torturé mais surtout encore plus sombre qu’il ne l’avait jamais été, TGIAC signe là un nouvel album repoussant ses limites de l’oppressant. Mouillez-vous bien la nuque avant de vous y risquer !

  1. Kingdom
  2. No Sun, nor Moon
  3. Void Bringer
  4. Death Maker
  5. Passing
  6. Seers of No Light
  7. Cosmic Voice
  8. Vow Sayer
  9. Old Space
  10. Ascension

Artistes / Groupes

Record Label

Genre selon le Chroniqueur

extreme blackened hardcore

Famille/Genre

beunz

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Beunz chronique sur Eklektik Rock depuis 2009. Amateur de sonorités extrêmes et abrasives, il s’est imposé comme l’une des plumes les plus prolifiques du webzine dans les registres Sludge, Black Metal, Hardcore Punk et Grindcore, tout en s’aventurant volontiers vers le Shoegaze, le Mathcore ou le Post-Rock. Son intérêt constant pour les scènes underground l’a amené à suivre de près des groupes locaux comme internationaux, qu’il met en avant avec un mélange de passion et d’exigence critique.

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