Autrefois frontman de Crystal Lake, Ryo Kinoshita a quitté ses fonctions en 2022 à cause de sa santé mentale. Le chanteur/multi-instrumentiste japonais n’en a pour autant pas fini avec la musique puisque le revoilà avec Knosis, un projet solo très clairement dans la lignée de son ancien groupe !
Et si le metalcore connait souvent une certaine prévisibilité, ce ne sera vraiment pas le cas avec Knosis qui va parcourir sur ce premier album toute l’étendue des possibles du genre, quitte à se risquer de perdre un peu l’auditeur. Mixant des éléments mélodiques (pas mal de chorus chantés comme sur « Kuruibi ») à des phases deathcore on ne peut plus brutales et autres passages modernes entre electro/drum’n’bass (le secoué « Fuhai » où l’on retrouve Hanabie en guest) voire trap (« Imioni »), chaque titre de ce Genknosis connait de multiples bifurcations, ouvrant la randonnée à des paysages bien différents.
Trop différents même ? Ah ça, tout ça peut paraître beaucoup trop ouvert donc incohérent, et pourtant la recette du japonais fonctionne pas mal dans la juxtaposition de moments pourtant pas si évidents. Alors certes, des séquences sont « discutables » comme certains passages mélo trop faciles mais ils sont souvent contrebalancés par une relance d’un breakdown (« Dokunuma ») ou d’une accélération bien virulente. Enfin, la conclusion « Angetsu » viendra tout de même nous contredire, venant nous caler un peu de mièvrerie pop pour terminer.
Une fin pas du tout représentative du reste de ce premier jet concentrant la multiplicité des influences du musicien et surtout sa capacité à se sortir de l’idée toute faite et passe-partout qu’on peut se faire du genre. Frais, nerveux et accrocheur à la fois, un très bon divertissement.
- Genknosis
- Shinmon
- Fuhai
- Yakusai
- Sensai
- Kuruibi
- Imioni
- Dokunuma
- Tanebi
- Angetsu
Knosis
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