Quartet californien signant ici ses débuts, Drought débarque avec de sérieux arguments pour séduire autant le fan de hardcore mélodique que celui de post-hardcore ou encore d’emo. Le jeune groupe de la Bay Area délivre avec ce Souvenir un album forcément axé sur la résilience tant il a traversé des épreuves: le cancer notamment et de nombreux mouvements de line-up. Un état d’esprit transparaissant tant via son aspect viscéral que par sa sensibilité.
Annoncé judicieusement comme un mélange de Piano Becomes The Teeth, mewithoutYou et de Title Fight, on retrouve en effet la diversité sonore de ces derniers, capables de passer de titres furieux à des mélodies très expressives en un clin d’œil sans que cela n’affecte l’unité de leur personnalité. Ainsi des titres comme « Proof Of Life » ou « In The Glass Room » montrent combien leurs compos sont évolutives, passant de l’agression à la mélancolie voire mixant les deux, bref un bel exemple de hardcore fait avec les tripes et le cœur.
S’offrant en plus des featurings de premier plan: Pat Flynn (Have Heart, Fiddlehead) sur « Where’s The Flora », Eric Butler (Mom Jeans) sur « Saint » et Alex Rudenshiold (Infant Island) sur la déchirante conclusion « Wayfinding », Drought affiche là d’autres arguments de poids pour attirer l’amateur de hardcore au sens large du terme dans ses filets. Un excellent premier album sortant chez le très bon Iodine Recordings (Love Letter, Hundreds Of AU…) et clairement un must-have de 2025 pour les fans de hardcor(d)e sensible.
- Introduction
- An Invitation
- Abattoir
- Where’s The Flora
- Proof Of Life
- Compass/Needle
- Souvenir
- Saint
- In The Glass Room
- One Of Me
- Two Of Me
- Old Seed/New Grain
- Wayfinding
Drought
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