Rencontre entre Job (Tagada Jones, punk metal qu’il est inutile de présenter) et Joachim Blanchet (Hoa Queen, indie rock à chant féminin), FauxX est un projet s’orientant pourtant très loin des groupes principaux de ses géniteurs. Comme sur le premier album (StatistiC EgO – 2021), le duo évolue dans un metal indus faisant la part belle aux synthés et aux ambiances distordues.
Dans l’esprit des débuts de Nine Inch Nails, de Ministry ou de Skinny Puppy, FauxX déploie une atmosphère oppressante qui ne cherche aucunement à caresser dans le sens du poil. Dégageant une aura négative entre cyberpunk, dystopie et soulèvement des machines, Anteroom se joue de ses rythmiques répétitives surplombée par la voix sursaturée de Joachim et entraine l’auditeur dans une transe cauchemardesque (grâce notamment à des nappes plus aériennes – mais qui grésillent – venant parfois apporter un peu d’émotion, d’humain, comme sur « Sun Of Despair » ou « Burnt Velvet Retinas »).
Invitant Diego de Karras crier un peu sur le Godfleshien « The Revealer », le duo conserve sa noirceur et son froid clinique tout au long de cet Anteroom, trouvant son équilibre entre l’étouffant et le captivant, faisant vriller les sens autant que les oreilles (et revisitant à sa manière « Here Comes The War de New Model Army). A classer parmi les essentiels du genre cette année aux côtés des derniers Author & Punisher, Black Magnet et autres King Yosef.
FauxX
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