Youth Code x King Yosef – A Skeleton Key in the Doors of Depression

Youth Code x King Yosef – A Skeleton Key in the Doors of Depression

krakoukass
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Auteur
5 avril 2021
il y a 5 ans
1 commentaire
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Année de sortie
2021
Note

Jusqu’alors la seule chose qu’évoquait pour moi le duo Youth Code, c’était la première partie du concert de Carpenter Brut à l’Olympia le 24 mars 2018 et pour être honnête, à l’époque la prestation bruitiste des américains m’avait plutôt gonflé. Mais l’écoute par hasard d’un des deux extraits de leur nouvel album, le fantastique « Looking […]

Youth Code x King Yosef – A Skeleton Key in the Doors of Depression

Jusqu’alors la seule chose qu’évoquait pour moi le duo Youth Code, c’était la première partie du concert de Carpenter Brut à l’Olympia le 24 mars 2018 et pour être honnête, à l’époque la prestation bruitiste des américains m’avait plutôt gonflé.

Mais l’écoute par hasard d’un des deux extraits de leur nouvel album, le fantastique « Looking Down », avait titillé ma curiosité il y a quelques semaines, et je guettais depuis la sortie de ce nouvel album réalisé en collaboration avec le producteur trap metal King Yosef.

Malgré cette collaboration, il n’y a pas à mon sens de grand changement stylistique au menu de ce nouvel album pour les habitués de Youth Code, si ce n’est une orientation peut-être un peu plus EBM, comme l’illustre justement à merveille l’extrait précité qui à l’instar du reste de l’album d’ailleurs, évoque presque un Nine Inch Nails époque Pretty Hate Machine, sur lequel se poserait un chant bruitiste et hurlé (qui pourrait rappeler Code Orange), partagé entre Sara Taylor et King Yosef, les deux étant presque interchangeables tant ils s’avèrent aussi haineux et convaincants l’un que l’autre.

8 titres pour 28 minutes, ça défile vite et on ne s’ennuie jamais, l’efficacité est le maître mot ici, leur EBM indus et saturé n’oubliant pas la mélodie, ce qui permet à des titres comme « Burner », « Looking Down », ou « The World Stage » de sortir du lot et de proposer des accroches mélodiques bienvenues. On n’est donc pas dans l’agression pour l’agression, contrairement à ce que la prestation à l’Olympia avait pu à tort me faire penser, même si certains morceaux envoient bien la purée, à l’image du dantesque et très agressif « Deathsafe » (ce refrain balancé par Yosef merde!!) ou du conclusif « Finally Docked » qui est le seul titre sur lequel on entend une vraie guitare bien saturée qui sonne d’ailleurs très black.

Moi qui m’étais franchement lassé de toute une scène indus qui tournait en rond et me semblait n’avoir rien de bien folichon à proposer finalement depuis que NIN avait « tué le game » en sortant the Downward Spiral il y a 27 ans (à l’exception notable des monstrueux Health, mais ne me parlez pas des médiocres 3Teeth par contre svp), j’ai finalement plongé avec délice dans l’univers de Youth Code et King Yosef .

A Skeleton Key in the Doors of Depression, sans être aucunement révolutionnaire, n’en reste pas moins une excellente sortie qui tourne en boucle par chez nous et que les amateurs du genre devraient en toute logique accueillir les oreilles grandes ouvertes.

Tracklist :
01 – Claw/Crawl
02 – Burner
03 – Looking Down
04 – Head Underwater
05 – The World Stage
06 – A Mother’s Love
07 – Deathsafe
08 – Finally Docked

Genre selon le Chroniqueur

Indus EBM

Famille/Genre

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Krakoukass est cofondateur d’Eklektik Rock. Il s’est imposé comme l’une des plumes majeures du webzine depuis ses débuts en 2004, avec des goûts qui couvrent un large spectre allant de la Pop au Death Metal, en passant par le Black, le Neo ou l'Electro, sans oublier des incursions vers le Rock Alternatif, le Doom ou l'Indus. Fidèle aux scènes innovantes comme aux valeurs sûres, il a suivi de près la plupart des pointures du Rock et du Metal mais aussi énormément de groupes plus underground. Son regard critique s’attache autant à la créativité des formations émergentes qu’à l’évolution des grands noms des courants contemporains.

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1 commentaire

RBD

il y a 5 ans

Je les avais vus sur la même tournée, mais en Espagne, mais ce couple sur scène comme à la ville faisait déjà parler de lui depuis quelques années. Quelle idée de les mettre avec Carpenter Brut !! Youth Code en est l’antithèse (l’antidote ?) parfaite pour faire fuir le public synth wave ou tout au moins gâcher son début de soirée !

On peut y voir des traces de NIN. Pour ma part je les ai accueillis comme une version plus agressive de Skinny Puppy, boostée au Nitzer Ebb des débuts peut-être, les deux pieds bien posés dans l’Electro Punk sans doute. Ils ne pouvaient que gagner à policer un peu (mais pas trop) leurs compos. On peut les comparer aux Bisontins de Horskh, en France, en plus déjanté.

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