Vesania – God the Lux

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Style: black metalAnnee de sortie: 2005Label: Napalm

Voilà un groupe qui n’aura aucun mal à faire parler de lui pour ce second album sans même avoir à jouer une seule note. La raison en est toute simple, elle provient du line-up du groupe, sorte de mix de deux des plus grosses pointures de la scène polonaise avec d’un côté, au chant, Orion (bassiste de Behemoth de son état) et derrière les fûts Daray (batteur du cultissime Vader). Forcément avec une carte de visite comme celle-ci on peut s’attendre à pléthore de pub dans les magazines prenant le line-up comme gage de qualité de cet album. Mais ne nous laissons pas avoir et jugeons le disque pour ce qu’il vaut et pas pour ceux qui l’ont composé.

Dès le début de l’album c’est une première surprise qui s’impose à nos oreilles, il ne s’agit pas de death métal comme on aurait pu le penser en voyant les protagonistes mais bien d’un album de bon gros black sympho qui nous assène de grands coup de pompes dans le cul à coup de double pédales et autre blasts furibards avant de nous détendre lorsque les claviers entrent en scène. En ce qui concerne ces parties sympho elles me font irrémédiablement penser au dernier album en date de Forlorn (voilà bien un groupe que je regrette profondément) de même d’ailleurs que la voix dans une plus faible mesure (sur « posthuman kind », la ressemblance est frappante) voire même à un Dimmu Borgir nouvelle génération. Les comparaisons pourraient être pire…

Là où le groupe frappe même vraiment bien fort c’est dans ces petits interludes astucieusement placés, à la limite d’un Jean Michel Jarre. Ne tombant jamais à plat et toujours superbement inspirés ces petits morceaux d’une minute 30 de moyenne sont véritablement une excellente idée pour faire reprendre un peu d’air à l’auditeur qui pourrait être fatigué de ce déluge de décibel durant quand même 45 bonne minutes sans compter le ghost track de 20 minutes rallongeant artificiellement la durée de l’album à une heure.

D’un point de vu technique inutile de s’enquiquiner à parler de Daray, la plupart d’entre vous le connaissent. Signalons quand même une excellente performance sur le morceau éponyme de l’album où la batterie joue un rôle réellement prépondérant dans cette boucherie à la limite du brutal death. Pour Orion en revanche ça n’était pas gagné d’avance, son statut de bassiste au sein de Behemoth ne l’a jamais mis en avant pour ses talents de chanteur. Et pourtant le bestiau s’en sort superbement bien, proposant une large palette de voix tantôt ressemblant à Shagrath tantôt à Dolgar (Forlorn et Gehenna), en gardant une intonation bien reconnaissable. Le travail au clavier est tout aussi irréprochable celui-ci se mariant à merveille avec la brutalité de la musique (le superbe « Legions are me » avec son clavier digne d’un Dimmu dans ses grands jours).

La production quand à elle est tout simplement parfaite et résulte, comme aime à le rappeler le groupe, d’une collaboration entre Vesania et l’équipe de production, montrant à quel point le groupe s’est penché sur son bébé jusqu’au bout.

Composé, écrit entièrement par Orion on peut dire que le bougre ne s’est pas foutu dedans et même si le groupe n’invente rien de réellement novateur il pratique un black métal moderne et rafraîchissant qui pourrait aider un genre en perte de vitesse à se renouveler. Mon gros gros coup de cœur du moment et pour le moment le disque de black qui m’a mis la plus grosse baffe depuis longtemps (putain ce « legions are me »…..)

  1. path i rest in pain
  2. path ii posthuman kind
  3. path iii lumen clamosum
  4. path iv god the lux
  5. path v synchroscheme
  6. path vi phosphorror
  7. path vii lumen funescum
  8. path viii the mystory
  9. path ix fireclipse
  10. path x lumen coruscum
  11. path xii legions are me
  12. path xiii inlustra nigror
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Commentaire

  1. darkantisthene says:

    2 écoutes et un sentiment de ras le bol plus vis-à-vis du style que vis-à-vis du groupe lui-même. c’est très bien fait, certes mais j’accroche de moins en moins
    sinon j’ai cru percevoir certaines similitudes avec le aspera hyems… d’arcturus

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