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Mini-chroniques de fin d’année, la première vague…

La fin de l’année approche à (trop) grands pas et force est de constater que de nombreux albums de l’année 2020 ne figurent pas (encore) sur votre webzine favori. Manque de temps ou d’inspiration (voire les deux), voici quelques oubliés/découvertes de 2020 valant le détour sous forme de mini-chroniques. Et comme on dit pour le covid, il y aura d’autres vagues bientôt, prenez soin de vous !

The Sound That Ends Creation – Memes, Dreams, And Flying Machines

« The Sound That Ends Creation », ça sonne comme une promesse, et cette promesse, le dénommé Chris Dearing (jeune texan qui jouait autrefois dans des projets de death technique tels que Giant Of The Mountain ou Surgically Impaled) tient à la mettre en pratique dans un ahurissant bordel sonique ! Pour son cinquième album où le gaillard s’occupe une fois de plus de tout, le niveau de violence est encore monté d’un cran dans un ouragan à la limite du compréhensible.

Chepang – Chatta

Ayant suscité l’intérêt par sa situation géographique (le Népal, même si le groupe est désormais basé aux Etats-Unis), Chepang a su acquérir une petite renommée un peu partout dans le monde au point d’avoir même foulé les terres tchèques du fameux festival Obscene Extreme en 2018 (et bien d’autres festivals à travers le monde). Pourtant, à en lire les avis sur une « encyclopédie du metal bien connue », Chepang a aussi ses détracteurs à en juger par les (très) sales notes obtenues pour leurs précédents méfaits. Est-ce que ce Chatta pourrait les convaincre ?

White Ward – Love Exchange Failure

Sorti en 2017, Futility Report en avait surpris plus d’un. Comment un groupe pouvait si bien intégrer du jazz dans du black metal avec un équilibre aussi parfait ? Les ukrainiens de White Ward réitèrent donc leur formule personnelle, sans oublier sa pièce maîtresse (son saxo), dans un second album sortant une nouvelle fois chez Debemur Morti, label qu’on ne présente plus, porté sur les électrons libres du metal international (Blut Aus Nord, Archgoat, Dirge…).

Shelter – Spetsnaz

Ne cherchez pas de Ray Cappo dans le coin, ce Shelter-là est français, de Lyon plus précisément, et joue quelque chose à mille lieues du hardcore straight edge ou du hardcore tout court. Non, on est là avec une musique beaucoup plus difficile à décrire en un mot. Entre metal progressif, jazz et math rock, le groupe vaut surtout pour la présence aux avant-postes d’une trompette menant souvent les débats ou laissant parfois une réponse à une guitare toute aussi déchaînée tandis que le reste du groupe les complète avec des rythmiques complexes, pas loin d’une frénésie épileptique. Second [...]

Zapruder – S/T

Quatre ans après l’insaisissable Fall In Line, Zapruder fait son retour. Un retour un peu compliqué étant donné que leur vocaliste s’est exilé au Canada entre-temps, ce qui n’a pourtant pas empêché le groupe de renforcer ses liens. Une fois de plus parti enregistrer au studio d’Amaury Sauvé (Birds In Row, Stuntman…), le groupe poitevin nous livre un album éponyme aussi riche qu’étourdissant, à la cover… à regarder de près !

Imperial Triumphant – Vile Luxury

Découvert avec l’EP Goliath (2013) chroniqué en ces pages, de l’eau a coulé sous les ponts depuis pour Imperial Triumphant, trio new-yorkais ayant sorti depuis un second full-length (Abyssal Gods – 2015) et deux EPs avant d’intéresser Gilead Media et Throatruiner Records pour sortir ce Vile Luxury. Pour l’occasion, le groupe en a profité pour se refaire une image où la couleur or apparaît comme centrale: de son nouveau logo à sa cover en passant par ces étranges masques dont sont désormais affublés leurs membres, il y a ici un fil rouge (enfin doré, pardon). Mais il y a [...]

Zygoma – The Highest Court

Les apparences sont parfois trompeuses. Zygoma tend à montrer qu’il a choisi la simplicité en prenant ce patronyme, nommé auparavant The Zygoma Disposal. Zygoma, ça va plus vite et ça se retient plus facilement (et ça se classe forcément à la fin de l’alphabet), mais musicalement le groupe belge n’a pas souhaité traiter sa musique de la même manière, The Highest Court étant un album ultra dense, complexe, mélangeant les styles et les ambiances dans un maelström dévastateur.