Sex Shop Mushrooms a bien montré sur son premier album (God Doesn’t Exist – 2024) combien la scène de Seattle l’avait marqué, le groupe parisien a cassé sa tirelire afin de faire mixer et masteriser ce 131217 par un certain Jack Endino (ayant produit Nirvana à ses débuts, Soundgarden ou encore Mudhoney). De quoi donner à ce second album un cachet furieusement grunge bien authentique, mais non sans y ajouter sa patte personnelle !
Le quartet y adjoint en effet une belle énergie rageuse touchant au punk, accompagnant des attaques de typiques riffs abrasifs (« Juicy Victim »). Le groupe tire aussi sa singularité de part la voix de son chanteur, alliant rugosité (« Nice Place To Die ») et maîtrise de la mélodie émotionnelle sans chichis (« Scam » et sa basse hypnotique, « Mush » et son refrain immédiat).
Malgré son nom loufoque, la musique de Sex Shop Mushrooms s’attaque à des thèmes très sérieux et souvent introspectifs comme la quête d’identité, le déracinement et la violence. Créant par là une alternance entre nerfs et fragilité (à l’image de la conclusion « Today My Girlfriend’s Dead », commençant sobrement avant de prendre une direction arrachée toute en frustration), ce 131217 passe par de nombreux états et parvient à entrainer l’auditeur sans effort. Un second album réussi, qui ravira les amateurs de grunge cru mais accessible.
Sex Shop Mushrooms
Soyez le premier à partager votre avis !
Laisser un commentaire