Un an tout pile après l’intrigant See the charcoal rats, Fragile Figures fait son retour armé d’un nouvel EP composé de trois titres. Something that blocks the light provient en fait de la même session d’enregistrement de l’album précédent (d’où la proximité niveau artworks). Et si ce genre de sortie fait habituellement penser à de simples « faces B » peu intéressantes (et que c’est la raison pour laquelle ils n’ont pas été conservés pour l’album), cet EP nous fait mentir et se vit comme une véritable extension de l’album de 2025.
Dès l’introductif « The end is also a beginning », on retourne directement dans l’univers du projet, à savoir une collision entre humain et machine, une musique instrumentale dessinant une multitude d’émotions au rendu évoquant toujours des atmosphères de science-fiction, mais surtout post-apocalyptiques. Ce sera aussi le cas sur le morceau-titre arrivant juste après, sonnant comme du post-rock mélancolique mais enrichi d’effets qui vont peu à peu se densifier, notamment des samples vocaux de dialogues de film (non identifié) venant ajouter un peu plus de tension à ces textures enveloppantes.
Enfin « Late fears collision » viendra conclure cet EP avec tout plein de nuances, les notes de guitares planantes accompagnées de nappes aériennes seront ici contrastées par une rythmique mécanique plus impactante. Le duo réussit une nouvelle fois à créer un univers unique à l’imaginaire dystopique, touchant par son caractère hautement émotionnel mais demeurant habité d’une once d’inquiétude sous-jacente (les inserts synthétiques étant sacrément froids !). Un nouvel EP (ou extension) très réussi pour amateurs de films ou lectures de scifi, mais pas que.
Fragile Figures
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