Omniarch – S/T
Chronique Death Metal Technique

Omniarch – S/T

beunz
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Auteur
1 juin 2020
il y a 6 ans
1 commentaire
3,633 vues
Année de sortie
2020
Note

Alors que des groupes comme The Black Dahlia Murder (qui vient de sortir son neuvième album Verminous – dont on parlera peut-être bientôt), Revocation, Allegaeon ou encore Inferi dominent les débats de cette scène death-progressivo-technico-mélodique, il reste encore de la place pour des outsiders. Omniarch est de ceux-là. Le jeune groupe d’Edmonton débarque sans prétention […]

Omniarch – S/T

Alors que des groupes comme The Black Dahlia Murder (qui vient de sortir son neuvième album Verminous – dont on parlera peut-être bientôt), Revocation, Allegaeon ou encore Inferi dominent les débats de cette scène death-progressivo-technico-mélodique, il reste encore de la place pour des outsiders. Omniarch est de ceux-là. Le jeune groupe d’Edmonton débarque sans prétention avec un premier album autoproduit qui a bien des arguments.

En effet, même avec un fond dans le même esprit que les groupes précités, la forme tend à varier un peu plus en adjoignant des breaks progressifs (comme sur l’énorme conclusion « Ursa Major ») à de longs titres narratifs aussi agressifs (avec vocaux multi-facettes de rigueur, façon Trevor Strnad de The Black Dahlia Murder) que mélodiques (les deux guitaristes issus de Netherward y allant régulièrement de leur solo). La balance technique/mélodie est idéalement gérée, on ne tombe jamais dans la facilité du refrain FM (malgré la présence d’une voix claire à quelques reprises comme sur « Ohm Cairn »), ni dans la démonstration incompréhensible à la Rings Of Saturn (alors que l’on est clairement en présence de virtuoses, comme l’attestent les excellents passages mélodiques de « Wrath Of Erymanthos » ou les soli pendant « Ohm Cairn »).

Très fluide malgré l’abondance flagrante d’informations qui le parcourent, ce premier album d’Omniarch est une petite réussite. Production et technique irréprochable, compositions inspirées malgré des thématiques mythologico-sci-fi un poil déjà-vues, mais là n’est pas le plus important: ce solide premier album pourrait bien ouvrir de nombreuses portes de labels à ce très prometteur quintet, et en attendant séduire les amateurs d’Obscura.

  1. Caligula
  2. Humanaut
  3. A Voracious Awakening
  4. Wrath Of Erymanthos
  5. Ohm Cairn
  6. Pathfinder
  7. Ursa Major

Artistes / Groupes

Genre selon le Chroniqueur

death metal technique

Catégories

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Beunz chronique sur Eklektik Rock depuis 2009. Amateur de sonorités extrêmes et abrasives, il s’est imposé comme l’une des plumes les plus prolifiques du webzine dans les registres Sludge, Black Metal, Hardcore Punk et Grindcore, tout en s’aventurant volontiers vers le Shoegaze, le Mathcore ou le Post-Rock. Son intérêt constant pour les scènes underground l’a amené à suivre de près des groupes locaux comme internationaux, qu’il met en avant avec un mélange de passion et d’exigence critique.

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1 commentaire

RBD

il y a 6 ans

C’est pas mal, tout à fait dans la veine des groupes cités. Peut-être moins Obscura mais comme ils emmènent Revocation ou Allegaeon en première partie la parenté audible avec un Death technique plus classique serait difficilement contestable.
Ce mouvement de Death mélodique à l’Américaine est sensiblement plus intéressant à mon avis que le MetalCore aux effets plus lourds, dont il tend apparemment à reprendre le créneau auprès du public. L’héritage du « Mélodeath Suédois » est tout autant évidente que celle du Death technique à l’ancienne.

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