Birtawil – Dua Min
Chronique Ambient/Drone/Atmosphérique

Birtawil – Dua Min

beunz
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Auteur
1 mars 2026
il y a 6 mois
10,731 vues
Année de sortie
2026
Note
Habitué aux rugosités du metal extrême, Xavier Godart AKA Birtawil nous emmène dans un trip unique entre expérimentations, stridences et grands espaces.
Birtawil – Dua Min

Si vous n’en aviez jamais entendu parler, le Bir Tawil (en deux mots) est un territoire désertique situé entre l’Egypte et le Soudan, sauf que cette zone n’a jamais été revendiquée par l’un ou par l’autre pays (car sinon le pays perdrait le contrôle du triangle de Hala’ib), bref elle n’est à personne au final.

C’est donc cette zone géographique dont Birtawil (en un mot) s’inspire pour sa musique. Projet solo d’un bordelais nommé Xavier Godart (Mortuaire, ex-The Great Old Ones) débuté en 2013, le concept possède déjà une discographie très prolifique, faite de compilations et d’EPs notamment.

Sur Dua Min, il agrémente ces atmosphères entre minimalisme, répétitions et nappes atmosphériques de rythmiques synthétiques touchant à l’indus. Un titre comme « Konfirmon » illustre cette rencontre entre la fragilité de la guitare et ces pulsations déshumanisées.

Semblant transposer l’immensité à nos modes urbains avec la solitude comme point commun, ce second long-format joue sur les textures entre synthétique et organique, tournant ses boucles teintées de mystère jusqu’à créer une tension peu commune (« Ceesto »). Nous plaçant parfois dans des boucles mécaniques aliénantes (« Pacon ») et même un climat plus rugueux sur le final « Morton », il créé là un trip sonore aux atmosphères inhospitalières et qu’on verrait bien accompagner tantôt des images de désolation, tantôt de grands immeubles urbains grouillant de monde.

Alors certes, on n’a pas énormément de points de repère étant donné le mélange abordé ici – l’ambient, le drone, l’industriel entre autres – mais la puissance des éléments parviennent à embarquer l’auditeur dans cette exploration faite de nappes plus ou moins lourdes et de stridences finissant par s’apprivoiser. Au final, aucune détente dans ce voyage mais un climat essentiellement lourd et orageux s’immisçant en vous. Un son unique réservé aux oreilles aventureuses.

Artistes / Groupes

Record Label

Genre selon le Chroniqueur

ambient/drone/atmosphérique

Catégories

Famille/Genre

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Beunz chronique sur Eklektik Rock depuis 2009. Amateur de sonorités extrêmes et abrasives, il s’est imposé comme l’une des plumes les plus prolifiques du webzine dans les registres Sludge, Black Metal, Hardcore Punk et Grindcore, tout en s’aventurant volontiers vers le Shoegaze, le Mathcore ou le Post-Rock. Son intérêt constant pour les scènes underground l’a amené à suivre de près des groupes locaux comme internationaux, qu’il met en avant avec un mélange de passion et d’exigence critique.

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