Voraath – Vol 1: The Hymn Of The Hunters

Pas de commentaires      136
Style: sci-fi/atmospheric death metalAnnee de sortie: 2024Label: Exitus Stratagem Records

Débarquant de sa Caroline du Nord natale, Voraath aurait très bien pu débarquer d’une planète lointaine au vu de leurs costumes de scène pour le moins originaux (vous pouvez juger par vous-mêmes). Le groupe composé en réalité de membres et ex-membres de formations diverses comme Xael, Implosive Disgorgence, Accursed Creator ou encore Rapheumets Well, s’inspire ici forcément d’univers dystopiques et de science-fiction, avec en plus quelques références Lovecraftiennes (« The Leviathan’s Keep », sonnant par ailleurs un peu comme un Cattle Decapitation qui aurait participé à la bande originale d’Alien).

Pour ce faire, le groupe déploie un death metal tempéré par des atmosphères se voulant épiques, de chœurs (« Waypoint Orion ») ou de passages mélodiques (parfois acoustiques, souvent mystérieux) faisant le contrepied de la brutalité dégagée notamment par sa vocaliste. Car oui, sous le masque de la créature tenant le micro se cache une femme, Chelsea Strickland, nous gratifiant de vocalises arrachées mais plutôt variées, très charismatique dans tous les cas.

Se dégage donc de ce premier album une atmosphère ambivalente, tendue lorsque le groupe met les gaz, parfois même très technique (le bassiste s’illustrant notamment sur « Paradox Rift ») mais mêlée à une optique cinématographique inhérente à leur identité visuelle (donc sonore) avec quelques breaks ambitieux comme sur « Dreadborn » où sons synthétiques, voix angélique et impressionnante basse (encore !) proposent un final à l’ambiance unique, ou encore celui de « Judas Blood And Vultures », qu’on imaginerait bien accompagner des images de vaisseau spatial (ce n’est pas le cas dans la vidéo visible ci-dessous).

Pas très loin d’un SepticFlesh sur cet aspect brutalo-atmosphérique, ce premier album de Voraath nous envoie dans une épopée cosmique à la narration très travaillée et très (trop ?) dense, entre passages immersifs et embardées ravageuses parfois un brin too much (la rupture trop brutale entre l’extrême violence et la guitare acoustique pendant « The Barrens »), plus complexe qu’il n’en a l’air et fatalement un peu trop long et inégal. Un premier volume néanmoins très spectaculaire qui devrait aisément trouver son public, amateurs de sci-fi principalement.

  1. Into Perdition
  2. The Road To Samm Hill
  3. Waypoint Orion
  4. Terminus Rift
  5. Dreadborn
  6. The Barrens
  7. Judas Blood And Vultures
  8. The Leviathan’s Keep
  9. Dirge Colony
  10. The God-Killer Saga
  11. Sirenhead
  12. Pyrrhic

beunz
Up Next

Groupes cités dans la chronique

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *