Side-project du guitariste (ici aussi au chant) Isak Koskinen Rosemarin et du batteur Jesper Nyrelius de Sweven (dont Krakou vous avait parlé de The Eternal Resonance il y a déjà cinq ans) débuté en 2015, le groupe suédois aura attendu onze ans avant de sortir un premier album (n’ayant sorti que deux EPs auparavant).
Endarkenment, Being & Death promet dès son titre des paroles philosophiques tournant autour de ces concepts, en résumé: l’existence et la mort dans leurs recoins les plus tristes. Une tristesse qui s’annonce dès « Woe », introduction à l’onde mélancolique se faisant recouvrir de quelques bruitages avant que la guitare répond aux chuchotements avant que ne démarre « The Endarkenment », titre où les vocaux tranchants du vocaliste viennent percer ces trémolos envoûtants.
Le modèle proposé par Speglas n’est pas forcément des plus originaux sur le papier, mais le trio se distingue en installant un climat dramatique à sa recette, comme sur l’excellent et mouvementé « Incessant Severance » (titre qui vaut à lui seul l’écoute de l’album !). Une variété rythmique sur fond de riffs d’obédience tristounets qui se poursuivront sur « Dearth » ou de manière plus rapide sur « Hitherto Awry », captivante grâce la production optimale de Simon Söderberg (Ghost) et au mastering de l’inénarrable Magnus Lindberg (Cult Of Luna).
On obtient là un premier album de metal extrême bien à part dans la scène grâce à ses nombreuses émotions, tranchant la colère et lui donnant une dimension presque cinématographique. Viscéral et atmosphérique avec une vulnérabilité sous-jacente, de très jolis débuts que voilà !
Speglas
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