Bilan 2015 Black / Death – Krakoukass

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Style: Black Metal / Death MetalAnnee de sortie: 2015

2015, putain de sacrée année qui restera malheureusement dans les annales d’abord pour de bien tristes raisons. Mais ces enculés ne parviendront pas à nous faire oublier que 2015 fut aussi une bien belle année musicalement parlant et on va se concentrer sur cet aspect bien plus positif. Une riche année donc et le bilan est d’autant plus compliqué à faire en bout de course. On se rend finalement compte qu’il n’y a plus tellement de sens à essayer d’établir un « classement » en bonne et due forme, tant les choses bougent et varient d’un jour à l’autre. Du coup j’ai décidé de la jouer genre par genre cette année et de découper mon bilan en plusieurs parties, ce qui peut sembler paradoxal alors qu’on prône l’éclectisme et la fin des silos, comme nous le faisons depuis 2004. On va dire que le côté pratique l’emportera cette année sur la cohérence « philosophique » de la démarche. Pour le reste, ce qui apparaît bien drôle quand je relis mon bilan de l’année précédente (2014 donc) à l’heure d’établir celui de 2015 c’est à quel point les choses peuvent changer. J’écrivais en effet l’an passé que le black était devenu le genre qui m’intéressait le moins. Ce qu’on peut écrire comme conneries parfois… Car au final les albums que je placerais en tête de liste de mon classement 2015 seraient certainement 3 albums de black. Comme quoi. On croit savoir mais en réalité on devrait surtout se rappeler de ce bon vieux Socrate qui avait décidément tout compris. Voici donc mon top de l’année 2015 consacré aux genres extrêmes, black et death metal.

2015 année du black!

Grande année pour le black metal à mon humble avis, avec un nombre de sorties intéressantes et mémorables largement supérieur à la moyenne. Je n’ai pas cité le dernier opus en date de Marduk qui vaut pourtant son pesant de cacahuètes mais n’atteint pas à mes yeux le niveau des 7 albums de black que j’ai préférés cette année. Idem pour le Lychgate qu’il ne faut pas oublier et qui est certainement le meilleur album de black avant-gardiste de l’année juste devant le dernier Arcturus (Arcturian) qui est néanmoins un bien bel album (malgré une production un peu faiblarde). A noter que sur les 7 albums que je retiens, 3 sont signés par des groupes français (et 2 par des polonais d’ailleurs). Pas de doute, la France reste une grande nation du black. Au rayon déceptions quand même, on citera le nouvel album d’Enslaved, pas mauvais, mais franchement en roue libre, et le retour de Peste Noire qui ne m’a pas convaincu (contrairement au précédent qui faisait partie de mon top 2013).

MGLAExercises in Futility : T’en veux de l’album de l’année? Ben voilà, y a tout ce qu’il faut dans cet album dantesque des polonais qui réussit à surpasser son pourtant illustre prédécesseur (With Hearts Toward None).

MisþyrmingSöngvar elds og óreiðu : Ces jeunes islandais au nom à coucher dehors sont parvenus à sortir un album incroyable, que je tenais comme mon album de l’année jusqu’à l’arrivée du chef d’oeuvre de MGLA.

VIDe Praestigiis Angelorum : Fabuleux album de bout en bout de qui rappelle les dissonances d’un Blut aus Nord dans une approche beaucoup plus directe et efficace. Furieux!

Regarde les Hommes TomberExile : Changement de chanteur salutaire pour ces français qui surpassent aisément leur premier effort avec un deuxième album assez parfait dans le genre.

Temple of BaalMysterium : La qualité est toujours au rendez-vous avec Temple of Baal, mais on peut facilement penser que Mysterium est de loin le meilleur album du groupe (malgré quelques solos pas toujours très heureux).

BatushkaLitourgiya : Dans la série « je rentre au dernier moment dans le top annuel », les polonais de Batushka se posent là, avec le black metal orthodoxe captivant de leur Litourgiya, sorti en fin d’année 2015. Les paris sont ouverts sur les membres qui se cachent derrière cette mystérieuse entité.

LeviathanScar Sighted : Une certaine vision du cauchemar de vos nuits par Wrest… Même si je suis moins fan des moments les plus doom le reste est tellement énorme… Meilleur album du bonhomme pour moi!

 

Une solide année putride pour le death

J’ai donc commencé l’année dans la foulée de la précédente en écoutant pas mal de death, avant de basculer du côté black au fil de l’année, et même si l’année est à mon sens moins marquée que la précédente par les grosses sorties death, il y a néanmoins eu largement de quoi se faire plaisir, dans des styles de death assez variés d’ailleurs. Je n’ai pas inclus l’album d’Horrendous, qui est pourtant très bon, mais n’a pas réussi pour le moment à faire bouger mon top 5 ci-dessous (à noter que l’excellentissime album de Tribulation sera abordé dans la partie Metal, car on n’y trouve plus grand chose de death, et que j’ai choisi de parler de l’album d’Alkaloid dans la partie prog, ce qui est tout à fait contestable mais m’arrange bien en l’occurence). A noter que c’est aussi la fête de la pochette dans ce top, car à part celle d’Amorphis qui est jolie sans être transcendante, les 4 autres font certainement partie des plus belles pochettes de l’année!

SarpanitumBlessed Be My Brothers : De très loin l’album de death (brutal) de l’année. Indépendamment de la technique hallucinante, on retiendra l’ambiance extraordinaire, l’originalité du death des anglais et les compositions fabuleuses. Du très très lourd.

CruciamentumCharnel passages : Encore des anglais, dont on attendait la confirmation sur album longue durée après un EP qui les avait positionnés directement parmi les leaders de la scène death old-school. La confirmation est là, elle s’appelle Charnel Passages, et elle est éclatante.

AmorphisUnder the Red Cloud : Moi qui avais quelque peu délaissé ce groupe sur les précédentes sorties, je le retrouve au sommet de sa forme avec Under the Red Cloud, une superbe leçon de death mélodique qui sonne comme du pur Amorphis.

Sulphur AeonGateway to the Antisphere : Le premier album des allemands était déjà énorme, celui-ci demande un peu plus de temps pour être bien cerné, mais une fois que les écoutes se sont succédées le bonheur est total! Et je ne parle pas de la pochette qui va avec et qui est monstrueuse…

AlustriumA Tunnel to Eden : Le death technique et progressif d’Alustrium m’a estomaqué sur leur deuxième album A Tunnel to Eden. Ces américains ont clairement des choses à dire et même si l’album est un peu étouffe-chrétien (car très long), son final dantesque fait oublier cette légère faiblesse.

 

krakoukass

Chroniqueur

krakoukass

Co-fondateur du webzine en 2004 avec Jonben.

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