Dans la catégorie « hardcore aussi lourd que l’actu du moment », je demande Varials ! Le groupe de Philadelphie roule sa bosse depuis 2012 et il est possible que vous les ayez croisés en live puisqu’ils ont ouvert pour divers groupes comme Polaris, Knocked Loose ou encore Nasty. Auteur de trois albums avant celui-ci, le quartet a connu une période creuse…
En effet, en 2020, le chanteur Travis Tabron a décidé de partir et deux ans plus tard, le reste du groupe a annoncé qu’un nouvel album était prêt… toujours sans vocaliste ! Et c’est seulement trois ans plus tard (en 2025 donc) qu’un nouveau préposé au micro est enfin déclaré, un certain Skyler Conder (officiant aussi dans Cell). Ce dernier vient décupler la toute puissance de Varials sur ce quatrième album particulièrement imposant.
Construit autour d’un beatdown/metalcore bardé de breakdowns surproduits (avec même des overdubs bien balourds), Where The Light Leaves permet à son nouveau frontman d’aboyer tout ce qu’il peut. Le timbre monocorde ultra agressif du gaillard sied parfaitement avec les murs délivrés par ses trois nouveaux potes, sonnant glacial et monolithique mais néanmoins accessible grâce à des inserts plus modernes.
Ainsi des titres comme « The Hurt Chamber », « Romance II » (et leurs refrains planants aux mélodies revendiquées du côté du shoegaze et du néo metal) ou encore les discrets ajouts atmosphériques (« Metanoia » ou « I’ll Find The Dark ») permettent d’assimiler plus franchement le côté redondant de ces riffs ultra maousses… mais fatalement « interchangeables ».
Mais s’il y a peu de subtilité la majeure partie du temps, c’est bien là leur marque de fabrique ! Et la virulence de (presque) tous les instants de Varials est paradoxalement toujours efficace, permettant de voir un peu plus loin qu’un simple album bas du front. Un défouloir sans trop de neurones à l’horizon, 100% plaisir coupable.
Varials
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