Varials – Where The Light Leaves
Chronique Néo Metalcore

Varials – Where The Light Leaves

beunz
beunz
Auteur
3 mars 2026
il y a 6 mois
9,879 vues
Année de sortie
2026
Note
Du metalcore qui poutre avec quelques sorties néo metal pour varier, c'est le dada de Varials...
Varials – Where The Light Leaves

Dans la catégorie « hardcore aussi lourd que l’actu du moment », je demande Varials ! Le groupe de Philadelphie roule sa bosse depuis 2012 et il est possible que vous les ayez croisés en live puisqu’ils ont ouvert pour divers groupes comme Polaris, Knocked Loose ou encore Nasty. Auteur de trois albums avant celui-ci, le quartet a connu une période creuse…

En effet, en 2020, le chanteur Travis Tabron a décidé de partir et deux ans plus tard, le reste du groupe a annoncé qu’un nouvel album était prêt… toujours sans vocaliste ! Et c’est seulement trois ans plus tard (en 2025 donc) qu’un nouveau préposé au micro est enfin déclaré, un certain Skyler Conder (officiant aussi dans Cell). Ce dernier vient décupler la toute puissance de Varials sur ce quatrième album particulièrement imposant.

Construit autour d’un beatdown/metalcore bardé de breakdowns surproduits (avec même des overdubs bien balourds), Where The Light Leaves permet à son nouveau frontman d’aboyer tout ce qu’il peut. Le timbre monocorde ultra agressif du gaillard sied parfaitement avec les murs délivrés par ses trois nouveaux potes, sonnant glacial et monolithique mais néanmoins accessible grâce à des inserts plus modernes.

Ainsi des titres comme « The Hurt Chamber », « Romance II » (et leurs refrains planants aux mélodies revendiquées du côté du shoegaze et du néo metal) ou encore les discrets ajouts atmosphériques (« Metanoia » ou « I’ll Find The Dark ») permettent d’assimiler plus franchement le côté redondant de ces riffs ultra maousses… mais fatalement « interchangeables ».

Mais s’il y a peu de subtilité la majeure partie du temps, c’est bien là leur marque de fabrique ! Et la virulence de (presque) tous les instants de Varials est paradoxalement toujours efficace, permettant de voir un peu plus loin qu’un simple album bas du front. Un défouloir sans trop de neurones à l’horizon, 100% plaisir coupable.

Artistes / Groupes

Record Label

Genre selon le Chroniqueur

néo metalcore

Catégories

Famille/Genre

beunz

beunz

Beunz chronique sur Eklektik Rock depuis 2009. Amateur de sonorités extrêmes et abrasives, il s’est imposé comme l’une des plumes les plus prolifiques du webzine dans les registres Sludge, Black Metal, Hardcore Punk et Grindcore, tout en s’aventurant volontiers vers le Shoegaze, le Mathcore ou le Post-Rock. Son intérêt constant pour les scènes underground l’a amené à suivre de près des groupes locaux comme internationaux, qu’il met en avant avec un mélange de passion et d’exigence critique.

3086 articles publiés

0 commentaire

Soyez le premier à partager votre avis !

Laisser un commentaire

Minimum 10 caractères. HTML basique autorisé.

* Champs obligatoires

Partager cet article