Projet de deux Syberia (post-rock) en compagnie de membres d’Ulmus (dark folk) et d’Error!Design (créateur d’artworks, notamment du Dunk!Fest, qui signe sans surprise tous ceux du groupe), Sotabosc existe depuis 2023 et sort avec El Batec dels Maquis (« le pouls du maquis ») un premier album de black metal hautement contestataire.
Du haut de ses quatre titres, le groupe catalan (chantant même dans sa langue) propose un black metal contenant des touches post rock (notamment sur deux intros et sur quelques passages minimalistes) mais qui vient créer une atmosphère désolée faite de déluge de trémolos contrasté de notes tristounes (« Nerthus »).
Atmosphères ambivalentes, émotions et tension trouvent là l’accord parfait comme l’illustre l’excellent « Heimdall » dont l’urgence (devenant ensuite plus modérée) accompagne les mélodies mélancoliques et ce chant rageur qui s’éclipse volontiers. Un modèle de puissance poursuivi par « Freyja », titre originellement composé pour Ulmus dont la douce rêverie introductive va brutalement voler en éclats dans les blasts les plus sauvages.
Enfin, du haut de ses presque 18 minutes, « El Batec dels Maquis/Records Vius en la Foscor » vient conclure ce premier album, d’abord de manière contemplative avant de nouveau venir tout ravager, là encore la révolte se pare de phases mélancoliques pourvoyeuses d’émotions. La révolte se transformant en désespoir puis en montée majestueuse, on se sait pas trop sur quel pied danser mais on accompagne volontiers les guerriers au combat.
Un premier album particulièrement prenant, aux atmosphères qui devraient sans problème conquérir les amateurs de Wolves in The Throne Room ou Downfall Of Gaia.
Sotabosc
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