Syberia – Quan tot s’apagui
Chronique Instrumental Post Metal

Syberia – Quan tot s’apagui

beunz
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Auteur
9 février 2026
il y a 7 mois
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Année de sortie
2026
Note
Comme le montre sa jolie cover, ce nouvel album de Syberia est telle la découverte d'une ville post-apocalypse... enfin sa bande-son !
Syberia – Quan tot s’apagui

Passés chez Metal Blade Records avec leurs deux derniers albums en date (Seeds Of Change – 2019 et Statement On Death – 2022), les barcelonais de Syberia ont décidé de changer de crèmerie pour ce Quan tot s’apagui (Quand tout s’éteint, en catalan) et débarquent chez les très bons Moment Of Collapse Records, habitués du hardcore/screamo (preuve en est le dernier Gros Enfant Mort dont je vous parlais il y a peu).

Si vous suivez la carrière de ce groupe trop méconnu, vous saurez que l’on navigue plutôt du côté du post metal instrumental décrivant des paysages sonores du genre désespérés mais constellés de passages musclés côtoyant d’autres plus subtils. Ce nouvel album ne déroge pas à la règle bien qu’une nouveauté de taille est notable dès son titre, Syberia a décidé d’assumer son identité catalane au point de nommer tous ces morceaux avec sa langue maternelle.

Mais qui dit Catalogne ne dit pas forcément soleil et fiesta ! Syberia signe ici son album le plus sombre, il faut dire que sa thématique est celle de l’exploration de la fin du monde et du moment où l’on passe à… rien ! Comprenant cinq titres à tiroirs, longs mais assez immersifs pour ne pas le réaliser, le groupe alterne les paysages mélancoliques avant des embardées ravageuses touchant au post black metal (les blastbeats de « quan me n vagi no em tanqueu els ulls. ») qui offrent là une ambivalence entre tristesse profonde et puissance revigorante.

Un mélange d’atmosphères, mouvementées comme plus sensibles, toutes aussi prenantes les unes que les autres pour un nouvel album savamment maîtrisé jusqu’à son terme et ce monologue (captivant même sans en comprendre un mot). Les fans de Russian Circles, Pelican ou Downfall Of Gaia devraient être conquis.

Artistes / Groupes

Genre selon le Chroniqueur

instrumental post metal

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Beunz chronique sur Eklektik Rock depuis 2009. Amateur de sonorités extrêmes et abrasives, il s’est imposé comme l’une des plumes les plus prolifiques du webzine dans les registres Sludge, Black Metal, Hardcore Punk et Grindcore, tout en s’aventurant volontiers vers le Shoegaze, le Mathcore ou le Post-Rock. Son intérêt constant pour les scènes underground l’a amené à suivre de près des groupes locaux comme internationaux, qu’il met en avant avec un mélange de passion et d’exigence critique.

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1 commentaire

RBD

il y a 7 mois

C’est même dommage de ne pas intégrer de vocaux en catalan, c’est la langue latine qui colle le mieux au Rock et au Metal avec ses sonorités toniques et sèches. En maîtrisant l’espagnol castillan, plus ou moins l’occitan et en ayant appris sur le tas deux ou trois spécificités ça se comprend bien. Par exemple le titre dont tu loues les blasts pourrait se traduire par « quand je m’en irai ne me fermez pas les yeux », celui du clip « éclairs d’oubli sur des souvenirs en vie ».

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