Duo parisien mené par un certain Victor Anastasio, Coward Syndrome a déjà un premier album éponyme à son actif (2023), album qui n’est malheureusement pas passé sous mon radar à l’époque. Le gaillard est revenu (apparemment en solo ?) un peu plus tôt cette année avec ce second album, Xanax & Horses, qui vient à nouveau mixer en elles différentes influences, plus ou moins datées, pour en faire une collection de tubes.
Ainsi, le projet reprend donc des éléments des années 80 et 90, new wave, coldwave, post punk et d’autres, et les insère dans un univers bien à lui. Dès l’ouverture « Xanax & Horses » mené par une rythmique sautillante et son gimmick de guitare, on se retrouve instantanément bercé dans une nostalgie réconfortante.
Une impression qui va demeurer le long de ces huit titres façonnés avec minutie, aux mélodies vaporeuses touchant en plein cœur (« Black Cleopatra Eyes », l’instrumental « Rain In June »), allant du côté de la dreampop éthérée (« Venetian Day », titre planant où sont créditées deux femmes, membres de la famille de Victor) ou de l’énergique (« Cursed » ou « Lost Illusion » et son imparable refrain), ce second album termine par une surprenante outro: « Sleeping In The Woods », plus froid et contenant quelques spoken words pour l’introduire.
A peine plus de vingt minutes au compteur et l’envie irrépressible d’appuyer la touche repeat, Coward Syndrome signe là un second album maîtrisé, marquant par ses mélodies et son aspect onirique. Chaudement recommandé aux amateurs de Drab Majesty, Soft Kill et Cold Cave.
Coward Syndrome
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