Gost – Prophecy
Chronique Dark (metallic) Synthwave

Gost – Prophecy

beunz
beunz
Auteur
6 mars 2024
il y a 2 ans
4,190 vues
Année de sortie
2024
Note
Le nouvel album, marqué par un artwork évocateur, explore un mélange intense de metal et de synthwave, oscillant entre atmosphères inquiétantes et sonorités épiques, tout en intégrant des influences variées, offrant une expérience auditive riche et cohérente malgré ses nombreuses variations.
Gost – Prophecy

Trois ans après avoir sorti Rites Of Love And Reverence, Gost revient et change de crèmerie. Au revoir Century Media et bonjour Metal Blade avec ce Prophecy à l’artwork diabolique nous révélant pas mal d’indices sur son contenu ! Car ce nouvel album, comparable à un maelström ultra intense, signe là un retour à pieds joints du côté métallique de la synthwave si chère à James Lollar (véritable identité du gaillard).

Et même s’il ne l’avait jamais vraiment quittée, l’atmosphère de Prophecy nous plonge instantanément dans un climat très inquiétant (l’intro « Judgment ») avant d’attaquer le morceau-titre où horreur et fascination ne font qu’un au rythme des multiples cassures aux arrangements soignés, nous immergeant dans l’univers infernal de son géniteur. Et les choses ne font que s’amplifier avec « Death In Bloom », signant là l’intégration réussie du metal à la synthwave, où chant arraché et guitare toute aussi acérée, viennent enrichir l’extrême noirceur qu’il affectionne tant (mention au final où l’on va généreusement du côté du black metal), on retrouvera ces influences plus tard sur le haché « Decadent Decay ».

Mais Gost joue aussi de la synthwave disons plus « classique », comme sur « Deceiver », « Temple Of Tears » ou « Golgotha » (au final épique nous ressortant la guitare nerveuse) où l’on ressent bien les influences Perturbator/Carpenter Brut, de même sur « Obituary » (contenant un mouvement synthétique tout saturé très proche de Deadsy). Intégrant de nouveau ses envies Type O Negative sur « Widow Song », Gost semble faire sur ce nouvel album un grand écart permanent entre ce son dance-floor de l’enfer et ses phases métallisées… mais parvient paradoxalement à rester cohérent jusqu’au terme de cette prophétie (l’énorme conclusion « Leviathan »).

Un sixième album maîtrisé, aux premières écoutes un brin déstabilisantes tant il est blindé de variations, entre glauque et épique, mais qui se révèle au point d’en devenir obsédant. Renversant (comme le diablotin de la cover) !

  1. Judgment
  2. Prophecy
  3. Death In Bloom
  4. Deceiver
  5. Obituary
  6. Temple Of Tears
  7. Decadent Decay
  8. Widow Song
  9. Golgotha
  10. Digital Death
  11. Shelter
  12. Through The Water
  13. Leviathan

Artistes / Groupes

Record Label

Genre selon le Chroniqueur

dark (metallic) synthwave

Catégories

Famille/Genre

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Beunz chronique sur Eklektik Rock depuis 2009. Amateur de sonorités extrêmes et abrasives, il s’est imposé comme l’une des plumes les plus prolifiques du webzine dans les registres Sludge, Black Metal, Hardcore Punk et Grindcore, tout en s’aventurant volontiers vers le Shoegaze, le Mathcore ou le Post-Rock. Son intérêt constant pour les scènes underground l’a amené à suivre de près des groupes locaux comme internationaux, qu’il met en avant avec un mélange de passion et d’exigence critique.

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