Cortez – Phoebus

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Style: noise/post/hardcoreAnnee de sortie: 2013Label: Lost Pilgrims/Throatruiner/Basement Apes/Get A LifeProducteur: Serge Morattel

Jouez hautbois, résonnez musettes, il est né le nouveau Cortez ! Enfin, c’est pas qu’on les avait oubliés les suisses mais leur excellent premier album Initial remonte déjà à 2005 ! Alors ok, y’avait pas le feu au lac comme on dit chez eux mais quasiment huit ans de silence, ça commençait à faire beaucoup trop, d’où l’heureuse surprise de les voir revenir nous faire coucou l’an dernier sur un split avec les terrifiants toulousains Plebeian Grandstand. Apparemment remontés comme des horloges, les voilà décidés à repartir très fort et vite puisqu’un nouvel album intitulé Phoebus sort en ce début d’année 2013.

Les amateurs de mythologie auront déjà fait le lien. Pour les autres sachez que Phoebus (ou Phébus) est le nom latin d’Apollon, le dieu du soleil personnifié (aucun lien avec le mec de Notre-Dame de Paris). Et si on aperçoit un peu de soleil sur la pochette, on ne sait pas trop: souhaite-t-il traverser ces épais nuages sombres ? Est-il en train d’exploser ? Quelle que soit la réponse, cette pochette sied parfaitement à l’album puisque la musique de Cortez c’est ça: une alternance d’explosions et de nuages noirs laissant très rarement passer quelques faisceaux lumineux.

Doté d’un son organique d’une puissance phénoménale, Phoebus démarre pourtant par un Temps Mort mettant un petit moment à se mettre en marche. On se laisse presque porter par ce larsen puis cette rythmique évolutive avant que le chant se joigne au bordel sur la fin. Toujours sous le format minimaliste chant/guitare/batterie, nos trois suisses sont toujours aussi délicats à cataloguer musicalement parlant. Leur noise/hardcore torturé  va ensuite crescendo à partir de Transhumance, soit un déferlement de notes qui, couplées au jeu tentaculaire du batteur et à ces vocaux arrachés, laisse le souffle coupé en dépit des contrastes pourtant dessinés par le groupe. Malgré l’extrême complexité de leurs compos et la violence oppressante de l’ensemble, Cortez ne « bourrine » pas dans le vide et fait passer à travers ce bloc de véritables émotions si on se donne un peu la peine de s’investir. Car certes, Phoebus est un album exigeant mais assez nuancé, mine de rien, pour déceler de ce conglomérat de riffs en fusion bon nombre de surprises. En tous cas, son intensité ne baisse pas d’un cran jusqu’à l’ultime note de l’hypnotique Borrelia.

Oubliée l’interminable attente de ce nouvel album, Cortez remet les pendules à l’heure avec ce Phoebus dont l’atmosphère apocalyptique et la puissance de feu ne risquent pas de décevoir les (ex-impatients) amateurs d’Initial. Maintenant qu’on est sur cette lancée, vous sortirez votre nouvel album dans un peu moins de temps s’il vous plait les gars ?

  1. Temps Mort
  2. Transhumance
  3. Au-delà des Flots
  4. Arrogants Que Nous Sommes
  5. Un Lendemain sans Chaine…
  6. L’autre estime
  7. Sulfure
  8. Nos Souvenirs Errants
  9. Idylle
  10. Borrelia

L’album sur Bandcamp

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