Every Time I Die – From Parts Unknown
Chronique Southern Hardcore'n Roll

Every Time I Die – From Parts Unknown

beunz
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Auteur
8 septembre 2014
il y a 12 ans
2,144 vues
Année de sortie
2014
Label
Note

Valeur sûre du southern rockin’ hardcore depuis ses débuts fin 90’s, Every Time I Die présente aujourd’hui son septième album en faisant presque figure de vétéran au sein d’une scène en perpétuel renouvellement. Pour cette nouvelle galette, le groupe de Buffalo a semble-t-il souhaité légèrement s’affranchir du passé en s’affublant d’une étrange cover marquée par […]

Every Time I Die – From Parts Unknown

Valeur sûre du southern rockin’ hardcore depuis ses débuts fin 90’s, Every Time I Die présente aujourd’hui son septième album en faisant presque figure de vétéran au sein d’une scène en perpétuel renouvellement. Pour cette nouvelle galette, le groupe de Buffalo a semble-t-il souhaité légèrement s’affranchir du passé en s’affublant d’une étrange cover marquée par l’absence de la couleur rose, pourtant récurrente sur leurs précédents opus. Une petite révolution qui passera autant par le son de ce From Parts Unknown, signé par l’éminent Kurt Ballou.

Le titre d’ouverture The Great Secret fonce directement sur sa proie, la pauvre petite antilope que nous sommes ne peut rien face à la hargne du lion Every Time I Die qui chope droit à la gorge sans rien lâcher. Virulence extrême et chaos jouissif font donc souvent jeu égal sur ce From Parts Unknown dont de nombreux titres en rappellent très franchement au groupe de son producteur (Pelican Of The Desert ou encore le surpuissant If There Is A Room To Move, Things Move sentent le Converge à plein nez).

Mais pas d’inquiétude, ETID ne sombre pas dans le syndrome du rip off involontaire et conserve sa patte grâce à des passages plus mélodiques durant lesquels Keith Buckley montre toute l’étendue de son panel vocal (le faussement calme Moor et ses parties minimalistes au piano, le punkisant Decayin’ With The Boys ou encore le surprenant Old Light qui voit le chanteur de The Gaslight Anthem apporter un léger côté « mélancolique » sur les refrains). Portant le groupe depuis des années et semblant n’avoir jamais été aussi en voix, l’ami Keith est aussi frais qu’aux premières heures de son groupe. Derrière lui, ses comparses délivrent une partition sans fioriture: massive et furieuse, toujours avec un groove à toute épreuve.

Le poids des années ne semble pas avoir d’influence sur ETID. From Parts Unknown respire la frénésie et l’urgence tout en y ajoutant son je-ne-sais-quoi de reviens-y, la marque des très bons disques.

  1. The Great Secret
  2. Pelican Of The Desert
  3. Decayin’ With The Boys
  4. Overstayer
  5. If There Is A Room To Move, Things Move
  6. Moor
  7. Exometrium
  8. Thirst
  9. Old Light
  10. All Structures Are Unstable
  11. El Dorado
  12. Idiot


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Beunz chronique sur Eklektik Rock depuis 2009. Amateur de sonorités extrêmes et abrasives, il s’est imposé comme l’une des plumes les plus prolifiques du webzine dans les registres Sludge, Black Metal, Hardcore Punk et Grindcore, tout en s’aventurant volontiers vers le Shoegaze, le Mathcore ou le Post-Rock. Son intérêt constant pour les scènes underground l’a amené à suivre de près des groupes locaux comme internationaux, qu’il met en avant avec un mélange de passion et d’exigence critique.

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