Hollywood Burns – First Contact (EP)

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Style: SynthwaveAnnee de sortie: 2016Label: Autoproduction

Après l’excellent album de Perturbator chroniqué dans nos pages, voici un nouveau venu sur la scène synthwave qui tente (à juste titre) de se faire un nom cette année. Son nom de scène, Hollywood Burns, derrière lequel ne se cache pas Emeric Levardon, et vous l’avez certainement deviné… Il s’agit encore une fois d’un français qui vient prouver son savoir-faire sur cette scène décidément largement dominée par nos compatriotes. Et à l’écoute de ce First Contact, il y a tout lieu de penser que ça va continuer…

Au menu de ce (long) EP (presque 27 minutes) 6 titres d’une synthwave qui tabasse et se veut plutôt directe. Difficile de ne pas penser à ses compatriotes de Perturbator mais surtout Carpenter Brut tant le parisien semble s’appliquer à utiliser les mêmes codes et la même approche d’une synthwave assez peu basée sur les ambiances planantes mais plutôt orientée dancefloor et efficacité maximale avec des titres proposant néanmoins des développements et des variations de qualité, car dépassant allègrement les 5 minutes pour 4 d’entre eux (et même les 6 minutes pour 2 titres).

Et ça fonctionne parfaitement tout simplement parce que le songwriting est vraiment de qualité et les morceaux les plus réussis comme « Cult of C. » (qui tape fort et rappelle beaucoup les arrangements de Carpenter Brut une fois de plus) ou « Black Saucers » n’ont déjà pas grand chose à envier aux meilleurs titres des ténors du genre. Au niveau des ambiances les morceaux proposent différentes thématiques et variations. A l’image de l’artwork très évocateur, l’invasion extra-terrestre est sans surprise la thématique dominante puisqu’on la retrouve sur « Black Saucers » et « Came to Annihilate » (avec son vocoder de l’espace « all humans have to be annihilated, annihilated! »). « Californian Nightmare » (et son sax parfaitement envoyé) semble taper dans le film d’horreur, tandis qu' »Enter the Yakuza Club » évoquerait un massacre dans un club japonais, et « Cult of C. » rien de moins que l’avènement de Cthulhu. Des thématiques cinématographico-geek habituelles dans le genre en somme, et qui collent tellement bien à la musique (et au patronyme du projet) qu’il est difficile de trouver à redire.

J’évoquais la comparaison avec Carpenter Brut et Perturbator qu’Emeric revendique d’ailleurs lui-même en toute transparence, expliquant également partager un background metal, et cherchant comme ses deux camarades à retransmettre cette énergie metal dans sa musique. C’est indéniablement réussi, avec même la participation de quelques invités qui viennent agrémenter quelques titres de leurs interventions plus organiques (solo de guitare par un certain Olivier Maréchal sur « Californian Nightmare », ou encore solo de basse par Florent Gerbaut et synthé par Volkor X, un autre nouveau venu de la scène synthwave, sur « Burn Hard ») ce qui est sur le principe une excellente idée même si la réalisation n’est à mon avis pas toujours parfaitement maîtrisée. En effet j’avoue ne pas être emballé par le solo de basse branlette de manche qu’on trouve sur « Burn Hard », il manque un peu de subtilité et casse un peu trop la dynamique à mon humble avis.

Quoi qu’il en soit au global voilà un premier jet extrêmement prometteur pour la suite, et même s’il est trop tard pour qu’Hollywood Burns revendique une réelle originalité dans un style déjà bien balisé, espérons qu’une suite arrive bientôt en maintenant ce haut niveau de qualité. Les amateurs de synthwave en manque seront donc bien inspirés d’aller voir du côté d’Hollywood, ils ne devraient pas le regretter…

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krakoukass

Chroniqueur

krakoukass

Co-fondateur du webzine en 2004 avec Jonben.

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