Silent Planet – When The End Began
Chronique Metalcore/Emo

Silent Planet – When The End Began

beunz
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Auteur
27 novembre 2018
il y a 7 ans
3,993 vues
Année de sortie
2018
Note

Pochette sombre, titre dans les mêmes tons, tout laisse à penser que ce troisième album de Silent Planet ne va pas être la fête au village. Confirmation directe lorsque l’on jette un œil aux thématiques abordées dans ce When The End Began, de la drogue à la maladie en passant par la société de consommation […]

Silent Planet – When The End Began

Pochette sombre, titre dans les mêmes tons, tout laisse à penser que ce troisième album de Silent Planet ne va pas être la fête au village. Confirmation directe lorsque l’on jette un œil aux thématiques abordées dans ce When The End Began, de la drogue à la maladie en passant par la société de consommation ou les relations compliquées, là aussi on se dit que son écoute devrait nous secouer un peu. Pourtant le groupe californien brouille toutes les attentes en délivrant un metalcore assez conventionnel mais plutôt percutant, et non dénué d’émotions bien entendu.

Apparemment composé suite à une grosse période de déprime de son frontman Garrett Russell, ce nouvel album se retrouve forcément marqué d’une force exutoire, lui permettant de se libérer de ses démons intérieurs. Après l’intro, « The New Eternity » permet donc d’entrer directement dans l’univers si spécial du groupe, alliance très efficace de metalcore et de rock plus émotionnel (plutôt déchirant ici), tout ce qu’il faut pour un single parfait. Un modèle d’intensité qui ne va pourtant – et heureusement – pas ensuite être trop rabâché.

Pourtant très calibré avec quelques mélodies à chant clair un peu trop forcées (« Afterdusk », « In Absence » qui sont cependant de plutôt bons titres), When The End Began ne souffre pas trop de déséquilibre, Russell menant la barque avec prestance quel que soit le registre vocal abordé (hurlé la majeure partie du temps, chanté voire growlé façon deathcore parfois aussi) tandis que ses comparses prouvent qu’ils savent varier leur jeu, entre gros riffs quasi djent, attaques parfois chaotiques et toucher plus sensible. Sans réinventer un genre un brin convenu et tournant un peu en rond, Silent Planet a le mérite de proposer une musique instantanée et très efficace. Un album plus prenant qu’il n’en a l’air, recommandé aux amateurs de groupes comme The Devil Wears Prada, Vanna ou encore Underoath.

  1. Thus Spoke
  2. The New Eternity
  3. Northern Fires (Guernica)
  4. Afterdusk
  5. Visible Unseen
  6. Look Outside: Dream
  7. Vanity Of Sleep
  8. In Absence
  9. Share The Body
  10. Firstborn (Ya’aburnee)
  11. Lower Empire
  12. Look Inside: Awake
  13. The Anatomy Of Time (Babel)
  14. Depths III

Artistes / Groupes

Genre selon le Chroniqueur

metalcore/emo

Catégories

Famille/Genre

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Beunz chronique sur Eklektik Rock depuis 2009. Amateur de sonorités extrêmes et abrasives, il s’est imposé comme l’une des plumes les plus prolifiques du webzine dans les registres Sludge, Black Metal, Hardcore Punk et Grindcore, tout en s’aventurant volontiers vers le Shoegaze, le Mathcore ou le Post-Rock. Son intérêt constant pour les scènes underground l’a amené à suivre de près des groupes locaux comme internationaux, qu’il met en avant avec un mélange de passion et d’exigence critique.

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