Hereisaropegoodluck – Nothing To Write Home About

Hereisaropegoodluck – Nothing To Write Home About

beunz
beunz
Auteur
13 août 2024
il y a 2 ans
3,611 vues
Année de sortie
2024
Note
Un premier album d'un duo formé par des membres de groupes emblématiques du passé évoque la nostalgie d'une époque marquée par une intensité musicale frénétique, mêlant riffs dissonants et vocalises agressives, tout en intégrant des éléments mélodiques et des moments contemplatifs pour équilibrer la brutalité sonore.
Hereisaropegoodluck – Nothing To Write Home About

Outre ses ressorties d’albums de la grande époque « Myspacienne » (avec notamment il y a quelques mois le (premier ?) pressage vinyle de la gouleyante discographie des trop méconnus Misericordiam), Wax Vessel vient aussi parfois dénicher des groupes actuels, dignes héritiers de cette époque bénie pour les amateurs de math/grind/chaosXcore. Monté par un ancien Destroyer Destroyer (Michael Carroll) et un actuel Plagues (Brian Cole), Hereisaropegoodluck signe là un premier album qui vient titiller la nostalgie de cette grande époque pour l’amateur.

Et ce sont bien les connaisseurs qui sont les premiers visé par ce Nothing To Write Home About, car le duo vient faire revivre ces sensations d’alors: une frénésie dans le rouge avec force blastbeats et riffs spazz/dissonants joués à cent à l’heure tandis que les doubles vocaux nous agressent tout du long (ce qui peut se montrer un poil trop radical pour le profane).

Or le duo propose dans son déversement de rage primitive (à côté d’un mitrailleuse tirant des rafales à tout va) quelques accompagnements plus mélodiques au second plan (les trémolos de « As Full Of Pains As An Old Window » ajoutant une ambiance plus malsaine), et même des « respirations » allant du côté du contemplatif grâce à quelques breaks ambient sur « Not Worth Spit » (tout de même très secoué) ou bien « Lies Like A Tombstone ». De quoi « aérer » un peu cette extrême férocité binaire tout en n’enlevant pas le moindre du monde l’envie de s’y replonger aussi sec !

Une impressionnante collection de mandales, bordéliques mais organisées, écrasantes, énergiques mais avec ce qu’il faut d’aérations (certes légères) pour conserver l’intérêt intact malgré la pression constante. Un premier album aussi excitant que de s’enquiller cul sec une cafetière bien corsée ! Fans de Gridlink, Destroyer Destroyer (bien sûr), Bodies In The Gears Of The Apparatus ou encore Kentucky Waterfall (sans les zones electro) ou tous ces oubliés de la grande époque Myspace, c’est pour vous !

  1. We’ve Howdied But Haven’t Shook
  2. Starting A Fight In An Empty House
  3. I’m The Only Hell My Mama Ever Raised
  4. As Full Of Pains As An Old Window
  5. Down With The Snakes
  6. A Dead Snake Can Still Bite
  7. Finding A Whisper In The Whirlwind
  8. Pigs Get Fat, Hogs Get Slaughtered
  9. Not Worth Spit
  10. Lies Like A Tombstone
  11. Eating Sorrow By The Spoonful

Artistes / Groupes

Genre selon le Chroniqueur

mathgrind

Famille/Genre

beunz

beunz

Beunz chronique sur Eklektik Rock depuis 2009. Amateur de sonorités extrêmes et abrasives, il s’est imposé comme l’une des plumes les plus prolifiques du webzine dans les registres Sludge, Black Metal, Hardcore Punk et Grindcore, tout en s’aventurant volontiers vers le Shoegaze, le Mathcore ou le Post-Rock. Son intérêt constant pour les scènes underground l’a amené à suivre de près des groupes locaux comme internationaux, qu’il met en avant avec un mélange de passion et d’exigence critique.

3086 articles publiés

0 commentaire

Soyez le premier à partager votre avis !

Laisser un commentaire

Minimum 10 caractères. HTML basique autorisé.

* Champs obligatoires

Partager cet article