Il y a deux ans de cela, Telos nous réjouissait comme rarement en livrant à quelques mois d’intervalle un album renversant (Delude) puis un split tout aussi secoué en compagnie de leurs (aussi furieux) compatriotes Hexis. Le monde du hardcore en mode chaotico-mastoc était à eux mais le groupe en a décidé autrement en annonçant son split. Une fin « célébrée » aujourd’hui avec cet ultime EP sobrement intitulé what they built.
Quatre titres à l’image du reste de la discographie des danois, soit une dernière fournée de sauvagerie histoire de soigner sa sortie. Le chaos dissonant est toujours bardé de moshparts destructrices et d’embardées pleines de folie avec un Victor Kaas (Eyes, LLNN, s’étant aussi occupé ici de l’artwork et de l’enregistrement) qui va d’éructations entre le rauque et le crachat de venin.
Avec en plus quelques ralentissements malfaisants (« an eschatology ») et une surpuissance permanente entre deux variations rythmiques (très nombreuses) terminant par le tristement bien nommé (et fabuleux) « no longer here » où l’on retrouve leur pendant black metal. Cet ultime EP aurait pu donner de l’excellent contenu en vue de briser quelques nuques en live, mais il faudra malheureusement vous contenter de votre chambre ou de votre salon. La bouillonnante scène hardcore/metal danoise perd là l’un de ses fleurons tristement resté trop confidentiel. Un chant du cygne avec la manière ! RIP.
- what they built
- an eschatology
- harmful perception
- no longer here
Telos
Soyez le premier à partager votre avis !
Laisser un commentaire