Duo composé de deux frères originaires de Limoges, Dirty Rodeo officie depuis dix ans et en aura mis quatre afin de composer cet At Least We Try, fusion survoltée de divers styles avec une patte déjà très reconnaissable.
Déjà par le timbre très singulier du chant, assuré par Polo (guitare) mais aussi par Alex (batterie), ces derniers se succèdent ou se mettent ensemble (comme sur « Smiling And Starving », où l’on passe par bien des états !). Ils collent parfaitement avec les rythmiques hautement énergiques qu’ils délivrent dès l’introductif « Paralyzed », trouvant par là la formule magique pour lier mélodies marquantes souvent émotionnelles et blindées d’idées (comme l’ambivalent « We Were Sad Before » qui passe d’une couleur mélancolique avant un regain de nerfs).
S’ouvrant à des moments punk (« Give Me A Sign ») voire plus hardcore (les parties criées de « Did I Loved You So Much » ou bien « Summer » qui marche dans les pas de Birds In Row), Dirty Rodeo vogue au gré de ses envies avec aplomb. Terminant par un instrumental envoûtant (« When The Silence Starts To Talk ») en compagnie de Aki Agora, sorte de post-rock enrichi, les frères prouvent (une fois encore) que tous les chemins sont possibles.
Bref, une excellente découverte peu prompte aux limites de genres musicaux, entre énergie et mélancolie sur des thèmes plus sérieux qu’ils n’en ont l’air (ça parle de relations toxiques mais aussi, cela va de soi, d’amour fraternel), ce nouvel album se montre plein de fraicheur. Suivez le dino !
Dirty Rodeo
Soyez le premier à partager votre avis !
Laisser un commentaire