Jeune formation bisontine née autour d’anciens et actuels membres de Jack And The Bearded Gentlemen, Nothing To Prove et de Wendy’s Surrender, Random Hearts est la réunion d’habitués de la scène. S’attaquant ici au son post-hardcore typé 90’s, le quartet a nommé curieusement son premier album (pour qui ne connaitrait pas cet acronyme, un PTSD signifie un trouble de stress post-traumatique, une réaction psychologique arrivant suite à un évènement traumatisant), en tout cas la noirceur annoncée par son titre n’est pas vraiment là.
En effet Random Hearts opte plutôt pour un rock énergique touchant autant au post-hardcore qu’au punk et à l’emo (à l’ancienne). On se retrouve avec dix premiers titres incisifs, directs mais laissant apparaître une certaine sensibilité sous-jacente. Comme le groupe la revendique, l’influence de Walter Schreifels (Rival Schools, Quicksand) transparait pas mal tant dans les vocaux que dans les attaques entre trouvant là un équilibre entre grunge et post-hardcore, un grain nerveux mais plein d’émotions.
Et chaque titre passant, on a à chaque fois LE petit plus accrochant l’oreille, entre une mélodie façonnée entre deux riffs musclés ou une relance faisant toute la différence et donnant envie d’y revenir, ce dès « Crosswalk », jolie entame nous cueillant entre force et sensibilité ou encore « At The Frame Shop » qui nous renvoie à du vieux Deftones.
Energique, nostalgique sans faire dans le fan service trop facile, ce premier album possède bien assez d’évidences et de mélodies chargées en muscles (et avec un gros cœur en-dessous) pour devenir votre prochain album de chevet.
Random Hearts
Soyez le premier à partager votre avis !
Laisser un commentaire