Deux ans après le très bon « The Great Suffering », les deux frangins Vain Valkyries font leur retour. Ian et Simon Debeerst (qui jouent aussi respectivement chez Sordide et Karlich) poursuivent dans leur formule minimaliste mais sonnent toujours particulièrement massif dans leur recette originale piochant dans le grunge, le space rock ou encore dans le mathcore.
Si l’influence Incubus saute encore une fois franchement aux oreilles (vocalement surtout) sur des titres comme « Majesty », « He Is Proud » ou « Your End Is Near », le duo s’en détache par sa qualité instrumentale, lourde et (paradoxalement) fluide à la fois. Les éléments quasi pop se greffent à leur tambouille mais sans jamais verser dans la facilité, au contraire même puisque les tiroirs sont nombreux à s’ouvrir et beaucoup sont surprenants.
A commencer par les influences orientales que l’on trouve sur « Aching Lungs » ou « Fever Dreams », nous calant là du côté des habitudes stoner/space rock tout en se les réappropriant. Et la touche mathcore au fait ? La fiche promo annonçant une influence Meshuggah, il faut un peu attendre pour la trouver, mais elle figure bien sur « Bokeh », « Cult » ou « Summer Days ». Forcément, elle concerne l’aspect rythmique de ces morceaux, dense et ébouriffant avant de revenir dans les contrées planantes qui leur sont chères.
Se plaçant dans la continuité de son prédécesseur, Wonders alterne complexités et évidences en suivant des thèmes actuels de révoltes (ça parle notamment d’environnement et de capitalisme). L’envie de participer à la révolution avec eux pourrait bien vous prendre !
Vain Valkyries
Soyez le premier à partager votre avis !
Laisser un commentaire