Sordide – Les Idées Blanches

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Style: black metalAnnee de sortie: 2021Label: Les Acteurs de L'Ombre Productions

Quatrième album pour Sordide, le trio originaire de Rouen poursuit cette fois sa carrière sous une nouvelle bannière, celle des Acteurs de l’Ombre (après être passé chez Avantgarde Music et Throatruiner Records). Une évolution qui ne se fait pas trop entendre au niveau de leur son, toujours empreint d’une personnalité forte, aux paroles en français et à l’esprit punk transparaissant au travers d’un black metal de tradition, vif et tranchant, mais parsemé de quelques surprises…

Sonnant tel une annexe à ses débuts avec « La France a peur », « Je n’ai nul pays » ouvre ce nouvel album avec cette ambivalence de riffing entraînant (avec des harmonies très prenantes) et de crasse sortant de la gorge de Nehluj. Un premier titre servant de rampe de lancement à l’effréné « Ruines futures » à la rythmique exaltée et dont la furie se mue immédiatement en hypnose. Et si l’essentiel du propos de Sordide est rageur et cru, le trio ne lésine pas sur les mélodies et les atmosphères. Par exemple sur « L’atrabilaire » qui tend à développer un certain désenchantement sous son aspect brut.

Car les voilà ces surprises: certains titres confirment ces humeurs plus blafardes en rabaissant le tempo et amenant une bonne louche de mélancolie. Le lancinant « Ne savoir que rester », l’introduction acoustique de « Master Of Goats » suivi d’un mid-tempo bien froid ou encore la conclusion « Vers jamais » et son feeling sludge/doom sur la première partie (la seconde s’accélèrera avec autant d’effet) font verser cet album vers une contemplation de paysages post-apo en plein hiver.

Demeurant accrocheur bien que les textes ne soient pas très distincts (le chant étant un peu trop en retrait, mais absolument rien de gênant) mais heureusement lisibles sur le Bandcamp (vous pourrez juger de leur qualité), Les Idées Blanches gratte un peu la crasse et laisse entrevoir un peu plus de tristesse qu’à l’accoutumée. De titres énergiques en d’autres focalisés sur les ambiances (toujours aussi organiques que morbides), dégageant une aura aussi malsaine que touchante, ce nouvel album confirme le statut à part de Sordide au sein de la scène black metal.

  1. Je n’ai nul pays
  2. Ruines futures
  3. L’atrabilaire
  4. Ne savoir que rester
  5. Les idées blanches
  6. Le silence ou la vie
  7. Vers jamais

beunz
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Commentaire

  1. Dreambrother says:

    Y’a parfois des airs de Céleste je trouve. Niveau couverture sonore massive, voix éraillée à la limite du screamo presque.

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