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Willzyx – I Don’t Feel Anything

Avec le mathcore, on est souvent en droit de s’attendre à tout (et parfois n’importe quoi) tant certains groupes ne se mettent aucune limite. Originaire de Manchester (pas l’anglais, celui du New Hampshire), Willzyx (beaucoup de points au Scrabble !) est de ces groupes allant dans de très nombreuses directions simultanément sans que l’on ne comprenne vraiment où nous sommes. Mais du haut de ses six nouvelles compos, I Don’t Feel Anything a un nom sonnant comme si les quatre gaillards se mettaient à la place de l’auditeur lambda, égaré et pouvant être interloqué face à ce gloubiboulga sonore.

Infinite Hex – Simulacrum & Stimuli

Infinite Hex, c’est Otis Chamberlain, non pas un ascenseur qui se cache pour mourir mais un néo-zélandais qui apprécie faire du bruit en bidouillant des consoles pleines de potards, de câbles et de boutons lumineux, vous pouvez d’ailleurs directement en juger en matant la photo de sa page Bandcamp. Une page où il explique en détail son approche musicale si singulière où se mêle influences de la scène metal chaotique, expérimentations électroniques et un fond philosophique postmoderne revendiqué par le titre de cet album Simulacrum & Stimuli inspiré par Jean Baudrillard (qui a signé un Simulacra & Simulation, d’où [...]

Pacmanthemovie – Pacmanthemovie 2: Eat Lives

Jeune quintet texan (de Houston), Pacmanthemovie sort comme son nom l’indique un second album après un éponyme en 2019. Pacmanthemovie 2: Eat Lives propose un hardcore chaotico-secoué, bordélique et aux lyrics teintés d’humour (ça cite Eric Andre sur le titre du même nom) et de jeux vidéo.

Fawn Limbs – Darwin Falls

Fawn Limbs est un trio vraiment à part, sortant avec une impressionnante régularité des albums alors que leurs membres sont dispersés sur différents continents (en Finlande et aux Etats-Unis) tout en renouvelant à chaque fois ses perspectives musicales, Darwin Falls ne déroge pas à la règle et surprend vraiment dès son introduction. Imaginez une rencontre entre Bohren & Der Club Of Gore et Frontierer au Far West !

Wanderer – Liberation From A Brutalist Existence

Habitué des EPs et splits (avec Anzio et Grim Light), Wanderer passe rallonger la sauce avec ce Liberation From A Brutalist Existence, premier album mixant grindcore, hardcore métallique à tendance math et autres joyeusetés sludgy crusty pour un résultat forcément lourd et énervé.
Condensé en à peine vingt-trois minutes (pour dix titres), le premier album du groupe de Minneapolis est une avalanche de sauvagerie, chaque titre étant constitué de riffs bien brutaux par-dessus lesquels le vocaliste Dan Lee rugit d’une colère ultra noire (souvent secondé par les aboiements du guitariste Brent Ericson). Il est évident que l’auditeur n’est pas [...]

Blindfolded And Led To The Woods – Nightmare Withdrawals

Actif depuis une dizaine d’années, Blindfolded And Led To The Woods est un quintet néozélandais déjà auteur de deux albums (et un EP) autoproduits avant ce Nightmare Withdrawals. Adepte d’un metal protéiforme puisant des influences dans différents courants du death metal, ce nouvel album est une énorme déferlante de violence complexe. Attachez bien vos ceintures !

Death Goals – The Horrible And The Miserable

Originaire d’Angleterre, Death Goals est un jeune groupe qui a débuté ses activités par un split en 2017 avec les excellents Pupil Slicer. Comme chez ces derniers, le duo Harry Bailey/George Milner apprécie mettre des nerfs, de la violence et de la complexité dans sa musique. A mi-chemin entre screamo et hardcore métallisé à tendances chaotiques, The Horrible And The Miserable déverse en quelques vingt-trois minutes, un premier album particulièrement secoué.

Kaonashi – Dear Lemon House, You Ruined Me: Senior Year

Très remarqué après son très bon Why Did You Do It? (2018), Kaonashi aura pris son temps pour en donner une suite. Trois ans exactement avant que le groupe de Philadelphie au nom hérité des studios Ghibli ne revienne avec un premier album au titre plutôt barré. Dear Lemon House, You Ruined Me: Senior Year possède un contenu qui l’est bien, barré, poursuivant dans son concept débuté sur l’EP précédent.

Nursing – Self Care

Side-project de deux membres de Needle Play, mathcore jazzy de Boston, Nursing dégage le jazz de là au profit d’une mixture aussi technique que brutale, pleine de chaos et d’expérimentations mûries durant les trois dernières années. Self Care est un beau bordel organisé magnifié par la patte d’un certain Chris Dearing (The Sound That Ends Creation), officiant ici au mix et au mastering, rendant l’expérience d’écoute encore plus difficile.

Pupil Slicer – Mirrors

Quel prof n’a jamais rêvé de découper en petits morceaux un élève turbulent ? Pupil Slicer m’est apparu d’abord par son nom comme un groupe d’anciens collègues souhaitant aujourd’hui prendre sa revanche sur les cancres qu’il aura croisé dans sa carrière. Sauf que pupil veut aussi dire « pupille », donc on peut aussi y voir une référence au fameux film Un Chien Andalou (Luis Buñuel collaborant avec Salvador Dali) et de sa séquence… douloureuse d’un œil coupé avec une lame de rasoir. Bref, quelle que soit la provenance de son nom, ce jeune trio londonien envoie du brutal.