Varmia – Lauks
Chronique Black/Pagan Metal

Varmia – Lauks

beunz
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Auteur
28 mars 2026
il y a 5 mois
14,721 vues
Année de sortie
2026
Note

Groupe polonais contenant en ses rangs le batteur live de Batushka (lequel ? Aucune idée vu le bordel entre les deux versions du groupe), Varmia existe depuis dix ans et sort avec Lauks son cinquième album (le troisième pour l’écurie US M-Theory Audio (God Forbid, Amiensus, Warbringer…). Le quartet officie dans un mélange de black […]

Varmia – Lauks

Groupe polonais contenant en ses rangs le batteur live de Batushka (lequel ? Aucune idée vu le bordel entre les deux versions du groupe), Varmia existe depuis dix ans et sort avec Lauks son cinquième album (le troisième pour l’écurie US M-Theory Audio (God Forbid, Amiensus, Warbringer…). Le quartet officie dans un mélange de black metal assez rentre-dedans mais contrasté par quelques éléments folk/pagan.

Lauks démarre en trombe avec un « Czarne drogi Xsiężyca » hautement agressif mais contenant un intéressant contraste vocal au milieu de ce déluge de riffs et de growls. En effet, on perçoit d’emblée leurs envies pagan via ces vocaux presque incantatoires se glissant dans le décor. Et qui dit pagan, dit combat à l’épée. Ces dernières viennent s’entrechoquer (oui) durant « Zwykli zmarli », un curieux parti pris qui aurait pu sonner ringard mais ne faisant pourtant pas dégonfler l’extrême tension qui demeure à vif (malgré la présence d’un break où l’on entend de la guitare acoustique et nous remettant le couvert avec harmonies vocales).

Dès ces deux titres, on a déjà le profil de Varmia très bien défini. Du black metal frondeur qui va poursuivre son chaos guerrier parsemé de quelques légères accalmies, notamment les quelques mélodies vocales, celles-ci étant le plus souvent accompagnées d’une rythmique dans le rouge (« Stēisan azzaran waks »).

La triplette finale constituée du premier single « Der Tot Adalbert », « Korona » puis « …po widok za » sortent totalement du lot, arrivant chacune sur un mid-tempo plus facilement assimilable avec leurs incursions d’instruments traditionnels. Une fin d’album beaucoup plus subtile, venant apporter une touche de mystère et d’exotisme tout en poursuivant dans la surpuissance rythmique.

Malgré une première partie d’album un peu trop compacte et éprouvante, la seconde vient la compléter par ses touches médiévales qui évitent tout sentiment de cheap (comme chez certains de leurs confrères). L’histoire de la Pologne du nord (Warmia, d’où le nom du projet) et de ses anciennes tribus d’origine balte n’est pas forcément très perceptible (à moins que vous ne maîtrisiez le polonais), mais on capte aisément l’esprit conflictuel de leur thématique, c’est bien là le projet.

Artistes / Groupes

Record Label

Genre selon le Chroniqueur

black/pagan metal

Catégories

Famille/Genre

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Beunz chronique sur Eklektik Rock depuis 2009. Amateur de sonorités extrêmes et abrasives, il s’est imposé comme l’une des plumes les plus prolifiques du webzine dans les registres Sludge, Black Metal, Hardcore Punk et Grindcore, tout en s’aventurant volontiers vers le Shoegaze, le Mathcore ou le Post-Rock. Son intérêt constant pour les scènes underground l’a amené à suivre de près des groupes locaux comme internationaux, qu’il met en avant avec un mélange de passion et d’exigence critique.

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