Groupe polonais contenant en ses rangs le batteur live de Batushka (lequel ? Aucune idée vu le bordel entre les deux versions du groupe), Varmia existe depuis dix ans et sort avec Lauks son cinquième album (le troisième pour l’écurie US M-Theory Audio (God Forbid, Amiensus, Warbringer…). Le quartet officie dans un mélange de black metal assez rentre-dedans mais contrasté par quelques éléments folk/pagan.
Lauks démarre en trombe avec un « Czarne drogi Xsiężyca » hautement agressif mais contenant un intéressant contraste vocal au milieu de ce déluge de riffs et de growls. En effet, on perçoit d’emblée leurs envies pagan via ces vocaux presque incantatoires se glissant dans le décor. Et qui dit pagan, dit combat à l’épée. Ces dernières viennent s’entrechoquer (oui) durant « Zwykli zmarli », un curieux parti pris qui aurait pu sonner ringard mais ne faisant pourtant pas dégonfler l’extrême tension qui demeure à vif (malgré la présence d’un break où l’on entend de la guitare acoustique et nous remettant le couvert avec harmonies vocales).
Dès ces deux titres, on a déjà le profil de Varmia très bien défini. Du black metal frondeur qui va poursuivre son chaos guerrier parsemé de quelques légères accalmies, notamment les quelques mélodies vocales, celles-ci étant le plus souvent accompagnées d’une rythmique dans le rouge (« Stēisan azzaran waks »).
La triplette finale constituée du premier single « Der Tot Adalbert », « Korona » puis « …po widok za » sortent totalement du lot, arrivant chacune sur un mid-tempo plus facilement assimilable avec leurs incursions d’instruments traditionnels. Une fin d’album beaucoup plus subtile, venant apporter une touche de mystère et d’exotisme tout en poursuivant dans la surpuissance rythmique.
Malgré une première partie d’album un peu trop compacte et éprouvante, la seconde vient la compléter par ses touches médiévales qui évitent tout sentiment de cheap (comme chez certains de leurs confrères). L’histoire de la Pologne du nord (Warmia, d’où le nom du projet) et de ses anciennes tribus d’origine balte n’est pas forcément très perceptible (à moins que vous ne maîtrisiez le polonais), mais on capte aisément l’esprit conflictuel de leur thématique, c’est bien là le projet.
Varmia
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