Doodseskader – The Change Is Me
Chronique du Moment Hip-Hop/Sludge/Indus Etc.

Doodseskader – The Change Is Me

beunz
beunz
Auteur
14 avril 2026
il y a 5 mois
2 commentaire s
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Année de sortie
2026
Note

Deux ans presque jour pour jour après l’excellent Year Two, Doodseskader revient avec un troisième long-format au titre annonciateur d’une nouvelle ère. Pas de Year Three a l’horizon donc, The Change Is Me s’avère comme son album le « moins metal », le duo belge poussant d’un cran ses envies électroniques qui forment un tout toujours plus […]

Doodseskader – The Change Is Me

Deux ans presque jour pour jour après l’excellent Year Two, Doodseskader revient avec un troisième long-format au titre annonciateur d’une nouvelle ère. Pas de Year Three a l’horizon donc, The Change Is Me s’avère comme son album le « moins metal », le duo belge poussant d’un cran ses envies électroniques qui forment un tout toujours plus sinistre.

Avec sa cover étrange, voire dérangeante car comparable à un rêve fiévreux, le duo traite dans les lyrics autour de ses tourments et est explicite quant à sa consommation passée de drogues (« I don’t need the drugs but I do really miss them » pouvons nous entendre sur « No Laughter Left In me »), ce tout en ayant une optique plus « urbaine », avec des influences electro/hip hop qui prennent souvent le dessus.

Ainsi certains titres tels que « Please Just Make It Stop », « It Keeps On Stinging » ou « No Laughter Left In Me » laissent entendre des influences du côté de clipping. ou de Bones, que ce soit dans les instrus (tantôt planantes, tantôt plus énervées) ou dans le flow alternant offensif et nonchalant. Ces deux derniers titres se laissent d’ailleurs aussi aller à des dérapages electro très surprenants (dubstep pour le premier, plus du côté gabber sur son final pour le second) mais qui s’intègrent entièrement à l’univers de Doodseskader.

Car on a là une sorte de prolongement de leur monde si glauque, entrecoupé de moments plus lumineux tels les refrains immédiats de « Glass Mask On » ou « Celebrity Culture Simp Farm », furieux tels le punk hardcore halluciné « I Took A Pill In Vilvoorde » (au refrain tellement entêtant) ou contemplatif comme la conclusion « Suffering In Technicolor », titre poignant et le plus « post-metal ». Le panel est large mais on retombe toujours sur ses pattes.

Un troisième album qui fait franchir un cap pour Doodseskader, affirmant plus que jamais son caractère d’électron libre dans la scène. Osant la mélodie tubesque comme l’autotune (sur « Unthinking My Every Thought » notamment), le duo prend des risques… ou plutôt fait ce qui lui plait sans chercher à prêcher les convertis. Une nouvelle ère peut commencer pour ce groupe fascinant.

Artistes / Groupes

Record Label

Genre selon le Chroniqueur

hip-hop/sludge/indus etc.

Famille/Genre

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Beunz chronique sur Eklektik Rock depuis 2009. Amateur de sonorités extrêmes et abrasives, il s’est imposé comme l’une des plumes les plus prolifiques du webzine dans les registres Sludge, Black Metal, Hardcore Punk et Grindcore, tout en s’aventurant volontiers vers le Shoegaze, le Mathcore ou le Post-Rock. Son intérêt constant pour les scènes underground l’a amené à suivre de près des groupes locaux comme internationaux, qu’il met en avant avec un mélange de passion et d’exigence critique.

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2 commentaires

Krakou

il y a 5 mois

Tout d’accord avec la chronique, et j’adhère à 100% à cette nouvelle orientation qui leur va à merveille! Un des albums de l’année pour ma part.

jonben

il y a 5 mois

J’aimais déjà bien certains morceaux de leurs précédents albums, mais pas tout, et ça me fait le même chose sur celui là.
« Insignificant Other » par exemple est excellent, c’est un titre carrément grunge/indus dans l’esprit.
Les moments rap/electro mi-débilos mi-oppressant amélodiques par contre me gonflent, pas mon truc, mais faut avouer que c’est bien produit.

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