Gold Spire – Steps Into Shadows
Chronique Avant-Garde/Death Progressif

Gold Spire – Steps Into Shadows

beunz
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Auteur
21 juin 2026
il y a 3 mois
10,144 vues
Année de sortie
2026
Note

Formation suédoise montée en 2019 par d’anciens Usurpress et actuels Regurgitated Innards, Gold Spire a sorti un premier album en 2021 (Gold Spire) avant que son chanteur ne s’en aille. Remplacé cette année par l’excellent Arvid Sjödin qui s’est fait remarquer chez Floating (dont mon collègue Krakou vous avait parlé il y a de ça […]

Gold Spire – Steps Into Shadows

Formation suédoise montée en 2019 par d’anciens Usurpress et actuels Regurgitated Innards, Gold Spire a sorti un premier album en 2021 (Gold Spire) avant que son chanteur ne s’en aille. Remplacé cette année par l’excellent Arvid Sjödin qui s’est fait remarquer chez Floating (dont mon collègue Krakou vous avait parlé il y a de ça quelques mois), le quintet d’Uppsala peut revenir en toute quiétude avec ce Steps Into Shadows, album du genre insaisissable.

Car la musique de Gold Spire est assez singulière. Basée sur un doom/death progressif, le groupe tient un élément marquant en la personne de Magnus Kjellstrand, ce dernier étant préposé au saxophone et à la flute. Entre ses deux instruments, c’est quand même le saxo qui se voit privilégié ici (surtout sur l’instrumental « The Mire »), s’intégrant parfaitement à ces compos développant un univers nocturne, sonnant telle la rencontre inopportune entre Bohren & Der Club Of Gore, Speglas et White Ward, le tout complété par des progressions divagantes et des vocaux très épais.

Créant alors une alchimie qui se terre dans le noir, le groupe ajoute aussi quelques claviers jouant avec le poids de l’ensemble et ajoutant parfois un peu de lumière dans cette pénombre. Le saxo et la flute sont parfois joués ensemble (« Liberation At Dawn ») tandis que la base death metal vient aussi à s’intensifier (« Crown Of Disfigurement », titre le plus brutal de l’album), le groupe trouve là un équilibre entre noirceur extrême (qui va régulièrement du côté du doom comme sur la conclusion « Truth is an Empty Fortress ») et structures libres via leurs influences progressives et jazz.

Peu évident à appréhender après une seule écoute, cette proposition de « dark jazz meets death progressif » alterne le subtil, l’alambiqué et le brut. Même s’il se révèle assez exigeant, il y a là de quoi combler les amateurs de musiques cérébrales. A apprécier en marche nocturne urbaine, éclairés par quelques rares réverbères…

Artistes / Groupes

Record Label

Genre selon le Chroniqueur

avant-garde/death progressif

Catégories

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Beunz chronique sur Eklektik Rock depuis 2009. Amateur de sonorités extrêmes et abrasives, il s’est imposé comme l’une des plumes les plus prolifiques du webzine dans les registres Sludge, Black Metal, Hardcore Punk et Grindcore, tout en s’aventurant volontiers vers le Shoegaze, le Mathcore ou le Post-Rock. Son intérêt constant pour les scènes underground l’a amené à suivre de près des groupes locaux comme internationaux, qu’il met en avant avec un mélange de passion et d’exigence critique.

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