Verdun – Abyssal Womb
Chronique du Moment Blackened Sludge/Doom

Verdun – Abyssal Womb

beunz
beunz
Auteur
23 juin 2026
il y a 2 mois
2 commentaire s
21,374 vues
Année de sortie
2026
Note

On l’aura attendu sept ans et le voilà enfin, le septième album de Verdun ! Le quartet montpelliérain a en effet bien pris son temps afin d’entamer sa mue suite à Astral Sabbath, dernier chapitre consacré à l’Amiral Masuka. Et pour marquer le début de cette nouvelle ère, quoi de mieux qu’une signature sur un […]

Verdun – Abyssal Womb

On l’aura attendu sept ans et le voilà enfin, le septième album de Verdun ! Le quartet montpelliérain a en effet bien pris son temps afin d’entamer sa mue suite à Astral Sabbath, dernier chapitre consacré à l’Amiral Masuka. Et pour marquer le début de cette nouvelle ère, quoi de mieux qu’une signature sur un nouvel label ? En l’occurrence, il s’agit de Transcending Obscurity Records, maison renommée de tout plein de groupes essentiellement du côté du death à tendance technique, mais contenant aussi quelques groupes de sludge comme Drofnosura.

Outre ce changement de crèmerie, la vraie révolution chez Verdun se trouve au niveau du chant. David Sadok a apparemment décidé de se passer les cordes vocales à l’ammoniaque puisque ses cris sonnent plus acides que jamais. Vous l’aurez compris, les montpelliérains ajoutent par là une bonne louche de black metal dans leurs riffs sludge, n’ayant pas fait de régime depuis sept ans.

On obtient ici un mélange de gras-double, de lenteur et de cris déments à la manière d’un Thou (période Summit), trouvant là l’équilibre entre la rondeur et l’aspect cru du sludge/doom façon Indian. Et ce, en n’occultant pas les mélodies au travers de cette atmosphère singulière, entre funéraire glacial et riffs tenant en haleine (« He who killed the Devil » où l’on a même quelques brèves vocalises clean allant du côté heavy de la force), trouvant là l’équilibre parfait entre l’hypnotique et l’abstrait (et ça ose même le chant en français comme sur « La Lame et la Chair » !).

Un gros changement sonore entamé lors du split avec Old Iron (2021) mais totalement assumé aujourd’hui, Verdun renouvelle ainsi son sludge/doom en conservant sa noirceur cosmique et accueille avec succès cette nouvelle forme d’agressivité dissonante (contrastée par quelques zones plus lumineuses). Paradoxalement plus catchy que jamais tout en densifiant son épaisseur, Abyssal Womb est une remarquable évolution pour le groupe, désormais prêt à conquérir le monde (notamment grâce à l’aura de son nouveau label), et c’est amplement mérité !

Artistes / Groupes

Genre selon le Chroniqueur

blackened sludge/doom

Famille/Genre

beunz

beunz

Beunz chronique sur Eklektik Rock depuis 2009. Amateur de sonorités extrêmes et abrasives, il s’est imposé comme l’une des plumes les plus prolifiques du webzine dans les registres Sludge, Black Metal, Hardcore Punk et Grindcore, tout en s’aventurant volontiers vers le Shoegaze, le Mathcore ou le Post-Rock. Son intérêt constant pour les scènes underground l’a amené à suivre de près des groupes locaux comme internationaux, qu’il met en avant avec un mélange de passion et d’exigence critique.

3086 articles publiés

2 commentaires

Krakou

il y a 2 mois

Excellent en effet!

RBD

il y a 2 mois

Au-delà des liens tissés avec certains membres passés et actuels du groupe, j’aime bien l’évolution de Verdun vers un terrain encore plus Metal, des compos plus compactes et moins psychédéliques. Ils se recentrent sur un Doom Sludge porté par le chant toujours plus halluciné de David. Introduire du français était périlleux, mais ça apporte une dimension différente quand il apparaît – et ils ont eu la sagesse de ne pas trop en abuser. Les riffs pesant me font penser à du Sabbath conduit par Eyehategod pour la dissonance, avec la noirceur désespérée d’Alice in Chains.

Laisser un commentaire

Minimum 10 caractères. HTML basique autorisé.

* Champs obligatoires

Partager cet article