Autrefois nommé Sovereign, A Flock Named Murder est un trio canadien pas si simple à qualifier tant la musique qu’il produit est dense et touchant à de nombreux sous-genres (essentiellement) extrêmes. Il faut avouer qu’avec quatre titres pour plus d’une heure de son, il y avait déjà de quoi s’interroger (ou se décourager) avant l’écoute de cet Incendiary Sanctum, second album sortant sept ans après le premier (An Appointed Time).
Le groupe originaire de Toronto propose là un hybride contenant des éléments black, death, doom, progressifs et combinés avec une atmosphère blafarde touchant au post-metal. Incluant quelques phases de guitare acoustique dès l’introduction de « Garden Of Embers », l’influence Agalloch saute instantanément aux oreilles bien que l’on enchaine dans des directions fluctuantes mais toujours dynamiques. D’accélérations ravageuses en atmosphères teintées de mystère et non avare en mélodies, A Flock Named Murder n’a pas son pareil pour délivrer une musique touchant autant à l’épique qu’à l’accablement, entrecoupée de phases apaisées (les dix-neuf minutes de « The Eulogy Fields » n’en paraissent d’ailleurs pas autant !).
Musiciens hors pair, les trois gaillards parviennent à se jouer du chronomètre par leur capacité d’immersion de l’auditeur qui, s’il se prend au jeu, décèlera des nouveautés à chaque écoute dans ces différents tiroirs très plaisants à ouvrir. Alors certes, les durées sont un peu fastidieuses mais le volume d’émotions diverses déversé par les canadiens en vaut vraiment l’effort. Allez, franchissez donc le pas et tentez l’expérience !
- Garden Of Embers
- Pierced Flesh Catharsis
- The Eulogy Fields
- To Drown In Obsidian Tides
A Flock Named Murder
Soyez le premier à partager votre avis !
Laisser un commentaire