Trophy Eyes – Suicide And Sunshine
Chronique Pop-Punk/Hardcore Mélodique

Trophy Eyes – Suicide And Sunshine

beunz
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Auteur
8 juillet 2023
il y a 3 ans
3,609 vues
Année de sortie
2023
Note
Le groupe australien, actif depuis dix ans, mélange habilement hardcore mélodique et pop-punk, tout en intégrant des éléments variés tels que des synthétiseurs et des sons électroniques, ce qui enrichit leur musique tout en explorant des thèmes émotionnels profonds.
Trophy Eyes – Suicide And Sunshine

Trophy Eyes a toujours choisi l’entre-deux, proposant depuis ses débuts (il y a dix ans tout pile) une combinaison personnelle de hardcore à tendance mélodique et de pop-punk, un mélange osé (ou casse-gueule) que le groupe australien a su imposer, notamment sur le très bon Chemical Miracle que mon collegue Krakou avait encensé à l’époque de sa sortie. Depuis, un changement de line-up est arrivé durant la confection de ce quatrième album avec le départ du guitariste fondateur Andrew Hallett, suppléé par Josh Campiao (Hellions).

Après un The American Dream plutot décevant (la faute à un usage un peu trop appuyé de vocaux typés RnB), Suicide And Sunshine renoue avec la facette fragile et désespérée du groupe tout en y calant un peu d’emphase (le titre de l’album étant plus que parlant) et des nerfs. De « Sydney » et ses contrastes doux/énervés au poignant « Sean », titre hommage a Sean Kennedy, bassiste de I Killed The Prom Queen et Deez Nuts, décédé en 2021, Trophy Eyes se montre toujours varié et s’oriente parfois du coté d’un Movements (avec sa subtile recherche d’émotions, se révélant parfois renversantes comme sur « What Hurts The Most » ou plus agressives sur « People Like You »).

Et meme si les clichés sont un peu inévitables (la ballade de lover « Sweet Soft Sound »), les australiens parviennent à se renouveler en intégrant quelques instruments/effets complémentaires tels les synthés de « Blue Eyed Boy », les sons électronique de « OMW » ou encore l’orgue de « Stay Here ». De quoi encore plus ouvrir sa musique dans une veine sentimentale (aux lyrics toujours inspirés de tranches de vie de son chanteur John Floreani), entre légèreté et émotions plus profondes. Dix ans d’existence dignement fêtés.

  1. Sydney
  2. Life in Slow Motion
  3. People Like You
  4. My Inheritance
  5. Blue Eyed Boy
  6. Runaway, Come Home
  7. Burden
  8. Sean
  9. What Hurts The Most
  10. OMW
  11. Kill
  12. Sweet Soft Sound
  13. Stay Here
  14. Epilogue

Artistes / Groupes

Record Label

Genre selon le Chroniqueur

pop-punk/hardcore mélodique

Catégories

Famille/Genre

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Beunz chronique sur Eklektik Rock depuis 2009. Amateur de sonorités extrêmes et abrasives, il s’est imposé comme l’une des plumes les plus prolifiques du webzine dans les registres Sludge, Black Metal, Hardcore Punk et Grindcore, tout en s’aventurant volontiers vers le Shoegaze, le Mathcore ou le Post-Rock. Son intérêt constant pour les scènes underground l’a amené à suivre de près des groupes locaux comme internationaux, qu’il met en avant avec un mélange de passion et d’exigence critique.

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