Peu voire pas connu par chez nous, Destroy My Brains est un quartet canadien en étant pourtant déjà à son sixième album, ce WILT étant le cinquième chapitre (annoncé comme final) d’une série d’albums conceptuels autour de l’autodestruction, les traumatismes et la « décroissance sonore » (sonic decay en version originale). Ainsi après Worthless (2018), InsignifiCan’t (2020), Lifeless (2020), Tormented (2022), ce nouvel opus signe le retour de la formule du groupe, plus tendue que lourde. Et vous l’aurez peut-être remarqué mais WILT est l’acronyme des quatre albums le précédent, ma foi pourquoi pas.
Le sludge de DMB se revendique d’Acid Bath, Eyehategod ou encore Crowbar, soit une alliance de douleur personnifiée par les vocaux de fou furieux du dénommé Jarret et de riffs ne se limitant pas à du ralenti pur et dur comme l’attend le genre. Car le groupe sait s’ouvrir à des accélérations et des mélodies bouillonnantes (l’excellent « Burn The Virgin ») ou de nombreuses phases frénétiques (« Decontribute » où la batterie balance pas mal de blastbeats, mais qui place aussi un pont ralenti), donnant à cet album une vraie dynamique.
Ainsi, le sludge des canadiens se plait à brouiller un peu les pistes, ouvrant ses titres à des rythmiques variées (touchant parfois au punk) ainsi que des grooves accrocheurs, ce sans dénaturer le genre (« Spill ») et en affirmant toute sa créativité (la conclusion « Wilt » offrant presque 12 minutes épiques). Un remarquable final pour cette pentalogie ayant le mérite de faire du sludge sortant des clichés du genre. A découvrir (en commençant par le début des cinq albums si l’envie vous prend) !
Destroy My Brains
Soyez le premier à partager votre avis !
Laisser un commentaire