Destroy My Brains – WILT

Destroy My Brains – WILT

beunz
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Auteur
14 août 2026
il y a 2 mois
6,963 vues
Année de sortie
2026
Note

Peu voire pas connu par chez nous, Destroy My Brains est un quartet canadien en étant pourtant déjà à son sixième album, ce WILT étant le cinquième chapitre (annoncé comme final) d’une série d’albums conceptuels autour de l’autodestruction, les traumatismes et la « décroissance sonore » (sonic decay en version originale). Ainsi après Worthless (2018), InsignifiCan’t (2020), […]

Destroy My Brains – WILT

Peu voire pas connu par chez nous, Destroy My Brains est un quartet canadien en étant pourtant déjà à son sixième album, ce WILT étant le cinquième chapitre (annoncé comme final) d’une série d’albums conceptuels autour de l’autodestruction, les traumatismes et la « décroissance sonore » (sonic decay en version originale). Ainsi après Worthless (2018), InsignifiCan’t (2020), Lifeless (2020), Tormented (2022), ce nouvel opus signe le retour de la formule du groupe, plus tendue que lourde. Et vous l’aurez peut-être remarqué mais WILT est l’acronyme des quatre albums le précédent, ma foi pourquoi pas.

Le sludge de DMB se revendique d’Acid Bath, Eyehategod ou encore Crowbar, soit une alliance de douleur personnifiée par les vocaux de fou furieux du dénommé Jarret et de riffs ne se limitant pas à du ralenti pur et dur comme l’attend le genre. Car le groupe sait s’ouvrir à des accélérations et des mélodies bouillonnantes (l’excellent « Burn The Virgin ») ou de nombreuses phases frénétiques (« Decontribute » où la batterie balance pas mal de blastbeats, mais qui place aussi un pont ralenti), donnant à cet album une vraie dynamique.

Ainsi, le sludge des canadiens se plait à brouiller un peu les pistes, ouvrant ses titres à des rythmiques variées (touchant parfois au punk) ainsi que des grooves accrocheurs, ce sans dénaturer le genre (« Spill ») et en affirmant toute sa créativité (la conclusion « Wilt » offrant presque 12 minutes épiques). Un remarquable final pour cette pentalogie ayant le mérite de faire du sludge sortant des clichés du genre. A découvrir (en commençant par le début des cinq albums si l’envie vous prend) !

Artistes / Groupes

Record Label

Genre selon le Chroniqueur

sludge

Catégories

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Beunz chronique sur Eklektik Rock depuis 2009. Amateur de sonorités extrêmes et abrasives, il s’est imposé comme l’une des plumes les plus prolifiques du webzine dans les registres Sludge, Black Metal, Hardcore Punk et Grindcore, tout en s’aventurant volontiers vers le Shoegaze, le Mathcore ou le Post-Rock. Son intérêt constant pour les scènes underground l’a amené à suivre de près des groupes locaux comme internationaux, qu’il met en avant avec un mélange de passion et d’exigence critique.

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