Hypno5e – Trame Noire
Chronique Metal Cinématographique

Hypno5e – Trame Noire

beunz
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4 novembre 2026
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Année de sortie
2026
Note

Il y a trois ans, Sheol a conclu la duologie conceptuelle d’Hypno5e autour de la mythologie (entamée avec A Distant (Dark) Source – 2019), c’est donc avec une nouvelle approche qu’apparait ce nouvel album (d’autant plus que les nouveaux bassiste et batteur ont été officiellement intégrés au line-up). Tirant son nom de l’architecture urbaine pour […]

Hypno5e – Trame Noire

Il y a trois ans, Sheol a conclu la duologie conceptuelle d’Hypno5e autour de la mythologie (entamée avec A Distant (Dark) Source – 2019), c’est donc avec une nouvelle approche qu’apparait ce nouvel album (d’autant plus que les nouveaux bassiste et batteur ont été officiellement intégrés au line-up). Tirant son nom de l’architecture urbaine pour préserver l’obscurité de la nuit au profit des espèces nocturnes, Trame Noire, leur septième album studio, nous fait suivre un protagoniste en proie à un traumatisme et à des souvenirs enfouis.

C’est plus que jamais dans une optique cinématographique que nous entraine le quartet montpelliérain durant ces cinq titres (pour quarante minutes, son plus court album) s’écoutant d’une traite. Hypno5e y déploie à nouveau une ambivalence de douceur mélancolique où le chant suave d’Emmanuel Jessua mène la narration à côté de notes de guitare sensuelles et de piano (« Falmer »). Et là, les contrastes viennent alors faire basculer cette beauté en déversement de rage aussi soudains qu’implacables, trouvant l’équilibre entre post-rock sensible, structures progressives et violence cathartique (toujours « Falmer », qui contient même un court passage post-black metal dans l’âme).

La récente arrivée du vocaliste chez The Ocean y est sûrement pour quelque chose, car la filiation entre les deux formations parait aujourd’hui plus qu’évidente, tous deux partageant ces envies atmosphériques tout à coup coupées de secousses sismiques ravageuses (parfois à teneur expérimentale comme sur « Bare Bones », titre empreint de délicatesse mais possédant une alternance de textures et de sensations). Cependant, c’est dans une retenue quasi constante que les sudistes nous entrainent avec eux sur cet album…

Hypno5e livre ici le premier chapitre d’un nouvel ouvrage d’une mélancolie plus profonde que jamais (la conclusion « Trame Noire » et son orchestration d’une incroyable finesse) dans une optique plus calme et contemplative (amenant toutefois des contrastes encore plus marqués qu’à l’accoutumée). Un album plus sobre en apparence mais renfermant des émotions une fois de plus renouvelées.

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Beunz chronique sur Eklektik Rock depuis 2009. Amateur de sonorités extrêmes et abrasives, il s’est imposé comme l’une des plumes les plus prolifiques du webzine dans les registres Sludge, Black Metal, Hardcore Punk et Grindcore, tout en s’aventurant volontiers vers le Shoegaze, le Mathcore ou le Post-Rock. Son intérêt constant pour les scènes underground l’a amené à suivre de près des groupes locaux comme internationaux, qu’il met en avant avec un mélange de passion et d’exigence critique.

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