Health – Death Magic

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Style: Electro indus PopAnnee de sortie: 2015Label: Loma Vista

Hein? C’est pour quoi? Ah oui le nouvel album de Health c’est vrai… On a beau prévoir une permanence estivale (désolé Beunz c’est tombé sur toi cette année), on n’est pas à l’abri d’être dérangé pour ce genre d’actualité brûlante. Il faut dire qu’on l’attendait de pied ferme ce nouvel album des américains déclarés un peu trop vite prodiges et nouveaux leaders d’une scène arty/indus pourtant inexistante, après la sortie d’un honnête, mais franchement trop brouillon encore premier album (Get Color).

Comme si le groupe avait d’ailleurs senti lui-même devoir en passer par d’autres expériences artistiques pour mieux revenir, Health avait donc déployé son talent sur divers projets, dont le plus significatif fut sans doute la réalisation de la bande originale du jeu vidéo blockbuster Max Payne 3. Une BO franchement impressionnante et immersive, qui avait montré que le groupe était capable de mettre ses talents en matière d’ambiance et de bruits mélodieux, au service d’un projet d’envergure.

Pour mieux revenir donc en 2015 avec ce Death Magic, qui pour le coup, représente un vrai  cap franchi par le groupe, quant à sa capacité à composer des morceaux mélodiques, accessibles, pop (jusqu’au très pop et addictif « Life »), mais toujours vraiment effrayants et bruitistes par moments. C’est cette dualité entre expérimentation sonore et pop qui marque à l’écoute de ce nouvel album, absolument fascinant.

On sent vraiment une envie des américains de marquer durablement leur époque en se montrant sous leur jour le plus accessible, tout en obligeant le public qui sera attiré par ces mélodies divines à se farcir des agressions électroniques qu’il n’aurait sans doute pas imaginé tolérer (la FANTASTIQUE doublette d’introduction « Victim (fruit d’une collaboration avec l’artiste électro/ambiant The Haxan Cloak) / Stonefist ». Les collaborations justement illustrent ce souhait de se faire plus accessible, puisqu’ont été mis à contribution des noms qui peuvent étonner : Andrew Dawson connu notamment pour ses travaux avec des artistes pop/hip-hop comme Kanye West, ou Snoop, Tyler the Creator, ou même les… Pet Shop Boys! et le plus confidentiel Lars Stalfors (qui a bossé avec Mars Volta ou les plus pop Matt & Kim notamment). Le pari était donc audacieux, mais il est largement réussi, et Death Magic contient son lot de titres fabuleux (au-delà des deux introductifs précités, on parlera de « New Coke », « Men Today », « Flesh world (UK) »… on pourrait presque tous les citer finalement) toujours à la frontière de l’extrême (ce « Salvia » d’abord violent puis apaisé qui aurait pu servir de titre à la BO de Max Payne justement). Qu’importe si la fin de l’album est un peu moins marquante, ou demande en tout cas plus de temps pour être appréciée à sa juste valeur.

Certains pourront peut-être trouver la voix naïve de Jake Duszik, cette fois plus en avant dans le mix, pénible et juvénile, mais elle représente bien ce côté pop qui vient battre le fer avec les expérimentations électroniques et donne tout son cachet à un album brillant qui évoque ainsi parfois ce qu’aurait pu devenir un certain Nine Inch Nails. Et Health peut maintenant entrer dans la légende avec ce Death Magic dantesque…

Tracklist:
01. VICTIM
02. STONEFIST
03. MEN TODAY
04. FLESH WORLD (UK)
05. COURTSHIP II
06. DARK ENOUGH
07. LIFE
08. SALIVA
09. NEW COKE
11. L.A. LOOKS
11. HURT YOURSELF
12. DRUGS EXIST

krakoukass

Chroniqueur

krakoukass

Co-fondateur du webzine en 2004 avec Jonben.

krakoukass a écrit 861 articles sur Eklektik.

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