John Frum – A Stirring In The Noos

Pas de commentaires      1 219
Style: death metal technico-psychédéliqueAnnee de sortie: 2017Label: Relapse Records

John Frum n’est pas le frère du cycliste Christopher (un peu dyslexique), ni un amateur de courses de voitures (qui entendrait mal les « vroom vroom! ») mais un prophète à l’origine d’un mystérieux culte dit « du cargo » originaire du Vanuatu (je ne vais pas m’étendre sur le sujet ici mais c’est plutôt intéressant, si ça vous dit de chercher plus d’info, Google est votre ami). C’est donc ce nom qu’ont choisi d’actuels et anciens membres de groupes, et non des moindres ! En effet, les groupes d’origine ont de quoi faire saliver: ce « supergroupe » compte quatre membres issus de The Dillinger Escape Plan, The Faceless, Cleric ou encore John Zorn, de quoi s’attendre à du brutal épileptique ?

Pas loin en effet, John Frum joue un death metal très alambiqué, à la technique très affutée. Illustration faite dès l’ouverture « Presage Of Emptiness » qui démarre pourtant de manière assez structurée en comparaison avec ce qui va suivre ! Ainsi des titres comme « Pining Light » ou « Assumption Of Form » marquent leur différence grâce aux nombreuses variations rythmiques, un surplus de complexité créant un chaos sonore aussi hypnotique que cauchemardesque (mention aux vocaux bien massifs du chanteur Derek Rydquist, ex-The Faceless, ça fait plaisir de le réentendre depuis Akeldama).

Le reste s’inscrit dans une veine similaire mais toujours imprévisible. Marqué par une énergie dévastatrice couplée parfois à un côté psychédélique qui a de quoi perdre l’auditeur dans les méandres de ses (dé)structures, cet album est une collection de murs sonores amenant la folie dans ses plus sombres recoins. On se prend dans le coin de la gueule cette douloureuse puissance paraissant un peu sans queue ni tête, apportant selon les écoutes un panard total ou bien une grosse migraine (malgré quelques rares accalmies bienvenues, comme sur « Memory Palace »)…

Ce nouveau « supergroupe » parlera probablement aux amateurs de brutalité alambiquée et de groupes tels que Ulcerate, Ulsect et autres Artificial Brain. Un premier album original, hors des sentiers du death, mais vraiment chaud à encaisser.  Bref, nul doute que certains trouveront la musique de John Frum chiante (« c’est tout pour moi, bonsoir ! »).

  1. Presage Of Emptiness
  2. Pining Light
  3. Memory Palace
  4. Through Sand And Spirit
  5. Lacustrine Divination
  6. He Come
  7. Assumption Of Form
  8. Wasting Subtle Body

Bandcamp

beunz
Up Next

Groupes cités dans la chronique

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *