Killitorous – The Afterparty
Chronique Death/Grind Technique

Killitorous – The Afterparty

beunz
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Auteur
5 juin 2020
il y a 6 ans
3,630 vues
Année de sortie
2020
Note

Autoproclamé « party grind », on était en droit de s’attendre à une grosse poilade avec Killitorous (sorte de dinosaure qui tue ?), or il se trouve que cet animal-là est bien plus qu’un délire débilisant. Déjà quand on voit qui se trouve aux commandes du groupe – Aaron Homma (guitare – Annihilator, ex-Vital Remains), Nick Miller […]

Killitorous – The Afterparty

Autoproclamé « party grind », on était en droit de s’attendre à une grosse poilade avec Killitorous (sorte de dinosaure qui tue ?), or il se trouve que cet animal-là est bien plus qu’un délire débilisant. Déjà quand on voit qui se trouve aux commandes du groupe – Aaron Homma (guitare – Annihilator, ex-Vital Remains), Nick Miller (guitare – First Fragment, Unleash The Archers), Youri Raymond (basse/chant – Unhuman, ex-Cryptopsy, ex-Secret Chiefs 3), Eric Morotti (batterie – Suffocation, Blind Witness) et Mathieu Dhani (chant – ex-Epiphany From The Abyss) – on est forcément dans l’attente de se prendre dans la face (et dans les oreilles) une avalanche de technique et de brutalité, et on va être servi !

Et quand en plus le groupe annonce faire venir une liste ultra impressionnante d’invités (provenant de Neuraxis, Obscura, Firewind, Voivod, Allegaeon, Leprous ou encore Blackguard), il y a de quoi se perdre devant le nombre d’informations que nous envoie The Afterparty avant même en avoir écouté une note. Et quand on lance la lecture de l’album, c’est un peu pareil ! Car Killitorous joue un death grind (tirant vers le deathcore) très technique et pas évident à suivre tant les structures apparaissent alambiquées. Il faut dire que le groupe joue vite, que trois guitares multiplient les plans et que le chanteur nous sort une course de vitesse de growls (avec quelques variations plus aiguës, mais assez monotone sur la longueur). Forcément le niveau technique n’est pas à démontrer, les changements de tempos étant multiples et les soli heavy florissants, de quoi contenter le die-hard fan du style.

Et l’aspect comique dans tout ça ? Alors qu’on aurait pu s’attendre à un gros délire « comédie metal » lourdingue, ces passages amusants ne sont qu’intermittents dans cet album. Certes, ça parle de vieilles sitcoms des années 80 ou 90 (Mariés, deux enfants) et ça cale par-ci par-là quelques samples de films ou de cartoons, mais ça ne prend jamais le dessus sur le reste (mis à part pendant la conclusion « King Diamond Dallas Page » où rire de clown et musique de cirque redondants dureront un peu trop longtemps en guise d’outro).

En dépit de sa thématique plutôt légère et de ses titres lolilolants, Killitorous ne surjoue pas sa carte humoristique mais plutôt celle de la technique et du bourrinage. En résulte un album qui, sans vraiment renouveler le fil à couper le death metal, remplit sa mission en terme de créativité instrumentale et de brutalité.

  1. All Hail The Starchild
  2. Married With Children
  3. Rodney Dangerfield Of Dreams
  4. Eat Your God Alive
  5. Slavesphere
  6. Re-anima-tomatron
  7. 30 Minutes
  8. Insanity As A Pathway To Fame & Fortune : The Tyrannical Tirades Of Mike Tyson
  9. Total Protonic Reversal
  10. King Diamond Dallas Page

Artistes / Groupes

Genre selon le Chroniqueur

death/grind technique

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Beunz chronique sur Eklektik Rock depuis 2009. Amateur de sonorités extrêmes et abrasives, il s’est imposé comme l’une des plumes les plus prolifiques du webzine dans les registres Sludge, Black Metal, Hardcore Punk et Grindcore, tout en s’aventurant volontiers vers le Shoegaze, le Mathcore ou le Post-Rock. Son intérêt constant pour les scènes underground l’a amené à suivre de près des groupes locaux comme internationaux, qu’il met en avant avec un mélange de passion et d’exigence critique.

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