Gutvoid – Liminal Shrines
Chronique Death Metal

Gutvoid – Liminal Shrines

beunz
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Auteur
7 avril 2026
il y a 5 mois
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Année de sortie
2026
Note

Gutvoid est un quartet canadien avec lequel les voyages sont houleux. Découvert il y a quatre ans avec Durance Of Lightless Horizons, le groupe a depuis quitté Blood Harvest Records (Impetuous Ritual, Perilaxe Occlusion…) pour signer chez les non moins excellents Profound Lore Records (Mizmor, Caustic Wound…), l’occasion de profiter de leur death metal hautement […]

Gutvoid – Liminal Shrines

Gutvoid est un quartet canadien avec lequel les voyages sont houleux. Découvert il y a quatre ans avec Durance Of Lightless Horizons, le groupe a depuis quitté Blood Harvest Records (Impetuous Ritual, Perilaxe Occlusion…) pour signer chez les non moins excellents Profound Lore Records (Mizmor, Caustic Wound…), l’occasion de profiter de leur death metal hautement addictif à plus grande échelle.

Le groupe de Toronto mixe ensemble des éléments modernes et plus traditionnels du genre, auxquels s’ajoutent diverses influences provenant du doom et du rock progressif. Liminal Shrines trouve donc son équilibre entre le monstrueux (vocalement surtout) accompagnant les riffs mastocs empruntés à Tomb Mold mais jouant les équilibristes comme un vieux Blood Incantation (groupe duquel on se rapproche le plus), et coupant régulièrement à travers champs lors de soli très alambiqués (parfois très bordéliques).

Mais les mélodies n’ont cependant pas été laissées de côté, parfois subtiles (les arpèges de « Spell Reliquary »), appuyant en profondeur ses zones épiques (le final « Chasm Of Displaced Souls », plaçant pas mal d’émotions sous la couche de brutalité). Gutvoid nous gratifie aussi de quelques phases techniques Morbid Angeliennes (« Smothering Sea ») avant que l’on enquille du côté du doom atmosphérique (l’incroyable progression centrale de « Lead Me Beyond the Sleeping I » avant un final aux envoûtantes harmonies), bref, le quartet fait preuve d’idées à foison et d’une belle ouverture d’esprit (ça ose même la guitare acoustique !).

Le risque était qu’il y ait là à boire et à manger, or les canadiens ont trouvé le juste milieu dans leur créativité débridée, dense mais sachant rester accessible. Résultat: on peut rester apprécier leur majesté jusqu’à la dernière note, pour mieux s’y replonger à volonté. Une grosse sensation !

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death metal

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Beunz chronique sur Eklektik Rock depuis 2009. Amateur de sonorités extrêmes et abrasives, il s’est imposé comme l’une des plumes les plus prolifiques du webzine dans les registres Sludge, Black Metal, Hardcore Punk et Grindcore, tout en s’aventurant volontiers vers le Shoegaze, le Mathcore ou le Post-Rock. Son intérêt constant pour les scènes underground l’a amené à suivre de près des groupes locaux comme internationaux, qu’il met en avant avec un mélange de passion et d’exigence critique.

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1 commentaire

RBD

il y a 5 mois

C’est tout à fait ça. Je pense qu’ils peuvent encore raffiner leur affaire mais ça devrait intéresser pas mal de fans de Death Metal contemporain.

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