Alcest – Les Chants de l’Aurore

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Style: shoegaze/post black metalAnnee de sortie: 2024Label: Nuclear Blast Records

Déjà vingt-cinq ans que Neige a monté Alcest, l’un des projets ayant clairement influencé la mouvance post black metal actuelle par son alliance entre shoegaze, post-rock et (donc) black metal. Album après album, le propos d’Alcest est sur une constante de douceur solaire, de mélodies caressant dans le sens du poil tandis que les rythmiques souvent appuyées de blastbeats viennent nous rappeler les origines extrêmes des deux gaillards (le batteur Winterhalter étant passé par Peste Noire ou encore Glaciation).

Les Chants de l’Aurore débarque donc pourtant cinq ans après un sensiblement sombre Spiritual Instinct et en propose aujourd’hui une sorte de prolongement vers la lumière. L’atmosphère éthérée, reconnaissable entre mille, est immédiatement confortable, « Komorebi » nous installant dans une ambiance douce-amère aux mélodies euphorisantes prenant souvent le dessus. Cette sensation de plénitude sonore va de pair avec les vocaux émis par Neige, en français au vu des titres des morceaux mais incompréhensibles tant ils sont pris dans voile des instruments. Il en ressort toujours cette sensation d’une langue inconnue allant de pair avec le voyage sensoriel proposé par le duo.

Mais Alcest n’en oublie pas sa facette ténébreuse, apportée çà et là par des accélérations du rythme (« L’enfant de la Lune ») voire par des cris rageurs venant surprendre comme en final d' »Améthyste ». De multiples variations tant dans les textures, très riches grâce à l’apport d’instruments annexes comme le piano sur « Réminiscence » ou encore les synthés venant souvent compléter le voile de délicatesse, que dans les niveaux d’intensité, passant du dénuement aux explosions, créant ainsi un album plus dynamique qu’il n’y parait malgré la longueur de ses titres.

Avec ses thématiques récurrentes autour de l’introspection, de la spiritualité et de la nature, Les Chants de l’Aurore est un nouveau chapitre réussi dans la riche discographie d’Alcest. Et comme pour le récent nouvel album de Mono, une parenthèse de tendresse est la bienvenue en ces temps compliqués.

A voir sur scène en fin d’année en compagnie de Svalbard et Doodseskader.

  1. Komorebi
  2. L’Envol
  3. Améthyste
  4. Flamme Jumelle
  5. Réminiscence
  6. L’enfant de la Lune
  7. L’Adieu

beunz
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