Ætheria Conscientia – The Blossoming

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Style: black metal atmosphérico-folk-orientalisantAnnee de sortie: 2024Label: Frozen RecordsProducteur: Cyrille Gachet

Trois ans après l’épopée spatiotemporelle qu’était Corrupted Pillars Of Vanity, c’est non sans excitation que l’on retrouve les nantais d’Ætheria Conscientia. Le groupe a été quelque peu remanié entretemps, le batteur Paul Breheret (qui s’occupe par ailleurs du label Frozen Records) chante désormais, et c’est Valentin Henault qui s’occupe de la batterie. Un mouvement de line-up qui n’a pas entaché les envies créatives du groupe, bien au contraire, puisque les cinq gaillards ne se posent jamais de limite d’inspirations.

Le black metal d’Ætheria Conscientia est une nouvelle fois unique, déjà de part son concept inspiré de science-fiction à la narration libre. Le groupe évolue cependant dans une optique psychédélique et jazzy via l’apport d’un saxo (déjà présent auparavant) mais qui prend des allures orientales dès l’introductif « Astral Choir » où l’on a affaire à un black metal aux progressions prenantes (rappelant Enslaved période Monumention/Below The Lights) nous emmenant soudain en plein désert. Ces mélodies orientales provenant de ce saxo (souvent complétées par les autres instruments et des synthés particulièrement épiques, histoire de conserver leur côté sci-fi) puis des vocaux de Cindy Sanchez (Lisieux, Candélabre) qui participent donc au renouveau du son des nantais, se vivant tel un film ou un roman épique. Et ce n’est alors que le premier chapitre !

« Haesperadh » poursuit par une intro quasi post-rock, s’intensifiant peu à peu avec le retour des cuivres puis de la voix. Le contraste entre la pureté des instruments et des vocaux hargneux est encore plus marqué qu’à l’accoutumée, le groupe nous emmenant carrément dans un trip psychédélique à dos de chameau sur « Daimu Kadasdra Ko Antall » (où la voix de Dolorès Anapeste est un voyage à elle seule).

Les nantais montrent combien ils aiment faire cohabiter ensemble des sonorités pourtant diamétralement opposées, c’est notamment le cas sur le morceau-titre où l’on passe d’un jazz plutôt doux à une véritable furie black metal avant que les deux ne soient complètement mixés pour un résultat hypnotique (et que dire de son mystérieux final où Cindy Sanchez fait une nouvelle apparition !).

The Blossoming imprègne donc encore plus d’orient le black metal d’Ætheria Conscientia, le groupe intensifiant ainsi ses envies de grandeur, sauf que leur vaisseau  passe plus de temps dans un désert à la recherche d’un temple sacré, d’une oasis ou de pyramides à explorer, que dans l’espace. Un album dense et ambitieux de la part d’un groupe à la créativité débridée, à apprécier comme une saga romanesque ou un film d’aventures.

  1. Astral Choir
  2. Haesperadh
  3. Wrath Of The Virikoï
  4. Daimu Kadasdra Ko Antall
  5. Endless Cycle
  6. The Blossoming

beunz
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