Apes – Penitence
Chronique Blackened Grindcore

Apes – Penitence

beunz
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Auteur
8 juillet 2024
il y a 2 ans
3,739 vues
Année de sortie
2024
Note
Le second album d'un sextet québécois, mêlant grindcore, sludge et black metal, propose une exploration sonore de la frustration actuelle à travers des compositions puissantes et atmosphériques, où la vélocité et la pesanteur se rencontrent pour offrir une expérience musicale intense et évocatrice.
Apes – Penitence

A l’heure où j’écris ces lignes, l’actualité politico-médiatique donne juste envie de hurler et/ou de donner des claques à de (trop) nombreuses personnes (ou les deux). A défaut de faire tout ça et avoir quelques problèmes judiciaires, Apes vient se charger d’extérioriser toute cette frustration via ce Penitence, second album (faisant suite a Lightless – 2017). Un second chapitre à la férocité salvatrice en cette période sombre.

Le sextet québecois et ses trois guitares (3 !) balance en effet un grindcore imbibé de sludge et de black metal, soient vingt-quatre minutes oà poids et vélocité vont de pair. Avec la survivante Madi Watkins (Year Of The Knife) en guise d’invitée, « Coffin » donne le la à Penitence avec ses douces réminiscences de Nails et ce gros groove agrémenté de sombres mélodies lui donnant un caractère épique. Une facette qui explose aussi lorsque le groupe met en avant son côté black metal comme sur le terrible « Shadow Walker ».

Appréciant aussi ralentir dans une pesanteur doomesque (notamment sur le morceau-titre), Apes montre qu’il n’a pas uniquement besoin d’avoiner pour faire frétiller l’auditeur, son jeu sur les atmosphères parfois cauchemardesques (le sample vocal de Werner Herzog en guise de fin de « Closure » prenant des allures très menaçantes enrobé dans ce voile noisy) s’en chargeant aussi bien.

Quelque part entre Nails, Trap Them, All Pigs Must Die mais aussi Anaal Nathrakh (pour son aspect « blackened » malsain), Apes livre là une leçon de violence punitive, aussi réjouissante qu’instantanée. Bref, un album aidant parfaitement a supporter le climat actuel, on ne peut de chaudement remercier ces six singes de Québec !

  1. Coffin
  2. The Great Fire
  3. Shadow Walker
  4. Closure
  5. Echoes
  6. Bottom Feeder
  7. Penitence
  8. Pillars

Artistes / Groupes

Genre selon le Chroniqueur

blackened grindcore

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Famille/Genre

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Beunz chronique sur Eklektik Rock depuis 2009. Amateur de sonorités extrêmes et abrasives, il s’est imposé comme l’une des plumes les plus prolifiques du webzine dans les registres Sludge, Black Metal, Hardcore Punk et Grindcore, tout en s’aventurant volontiers vers le Shoegaze, le Mathcore ou le Post-Rock. Son intérêt constant pour les scènes underground l’a amené à suivre de près des groupes locaux comme internationaux, qu’il met en avant avec un mélange de passion et d’exigence critique.

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