Whitechapel – Hymns In Dissonance
Chronique Deathcore

Whitechapel – Hymns In Dissonance

beunz
beunz
Auteur
10 mars 2025
il y a 1 an
4,761 vues
Année de sortie
2025
Note
Figure emblématique du deathcore, le groupe de Knoxville revient avec un album qui renoue avec ses racines agressives, intégrant des éléments mélodiques et des paroles introspectives, tout en conservant une approche dynamique et percutante, marquée par des influences variées et une écriture réfléchie.
Whitechapel – Hymns In Dissonance

Figure du deathcore depuis ses débuts il y a presque vingt ans (anniversaire que le groupe célèbrera l’an prochain), Whitechapel a un peu déconcerté ses fans en calant sur The Valley (2018) puis Kin (2021) des envies mélodiques voire acoustiques. Des ouvertures trop prononcées pour certains fans qui ont alors boudé le groupe, pourtant hautement reconnu pour son deathcore de qualité initié avec les terribles The Somatic Defilement (2007) puis This Is Exile (2008).

Hymns In Dissonance est le neuvième album studio du groupe de Knoxville, Tennessee, marqué par un nouveau changement de batteur (ça leur arrive régulièrement) et surtout par un retour aux origines, à savoir vers un deathcore aussi furieux que bas du front. Cette dernière facette étant d’ailleurs bien mise en avant par des lyrics d’ado rebelle dès « Prisoner 666 » sans compter les multiples « motherfucker » qui parsèment ce nouvel album. Bon, en réalité Hymns In Dissonance a une vraie écriture basée sur les sept pêchés capitaux, le chanteur Phil Bozeman mettant derrière cette épopée sombre pas mal de ses propres traumatismes, les lyrics sont donc à creuser si le sujet vous intéresse.

Ce qui nous donne finalement du deathcore sensible ? Si l’on se fie aux harmonies qui viennent donner du relief à ces compos bien grasses, la réponse est oui. Mais le deathcore de Whitechapel y adjoint toujours cet aspect aussi martial que groovy voire carrément tribal (par moment), des passages évoquant Meshuggah, Cannibal Corpse ou encore plein d’autres où l’on titille le grind ou le death old school (« A Visceral Retch », « The Abysmal Gospel »), de multiples variations venant ajouter un agréable dynamisme aux traditionnels (sempiternels) breakdowns.

Bref, un retour « full agression » pour Whitechapel qui aura gommé les passages « radio friendly » qui lui étaient reprochés sur les derniers albums. Les réfractaires au genre peuvent toujours passer leur chemin tandis que les amateurs en auront pour leur argent, le groupe reprenant là son trône avec prestance.

  1. Prisoner 666
  2. Hymns In Dissonance
  3. Diabolic Slumber
  4. A Visceral Retch
  5. Ex Infernis
  6. Hate Cult Ritual
  7. The Abysmal Gospel
  8. Bedlam
  9. Mammoth God
  10. Nothing Is Coming For Any Of Us

Artistes / Groupes

Record Label

Genre selon le Chroniqueur

deathcore

Catégories

Famille/Genre

beunz

beunz

Beunz chronique sur Eklektik Rock depuis 2009. Amateur de sonorités extrêmes et abrasives, il s’est imposé comme l’une des plumes les plus prolifiques du webzine dans les registres Sludge, Black Metal, Hardcore Punk et Grindcore, tout en s’aventurant volontiers vers le Shoegaze, le Mathcore ou le Post-Rock. Son intérêt constant pour les scènes underground l’a amené à suivre de près des groupes locaux comme internationaux, qu’il met en avant avec un mélange de passion et d’exigence critique.

3086 articles publiés

0 commentaire

Soyez le premier à partager votre avis !

Laisser un commentaire

Minimum 10 caractères. HTML basique autorisé.

* Champs obligatoires

Partager cet article