Përl est un groupe parisien formé en 2008 et déjà auteur de trois albums et d’un EP. Débarquant chez Klonosphere et Vlad Production (First Draft), le quartet va pouvoir connaître un peu plus d’exposition qu’il n’avait jusqu’alors. Le genre fourre-tout qu’est le « post-metal » aujourd’hui peut en tout cas s’avérer réducteur car la version délivrée sur cette Architecture du Vertige possède une étonnante versatilité.
En effet, les humeurs et les atmosphères de ces sept titres sont très changeantes, introduisant côte à côte des éléments pouvant paraître incongrus au premier abord. Et la liste de leurs idées semble bien longue entre ces vocalises très « variété française » de sa chanteuse sonnant pas si loin de Mylène Farmer ou de Hoshi, côtoyant des déflagrations blastées. Ou bien ses phases rappées comme sur « Naufragée des Nuages » qui se font succéder par des envies plus agressives (avec un peu de growl) et même un aspect lyrique (beaucoup d’informations dans ce titre). Le groupe ramènera davantage leur facette brute sur le virulent « La Chute » et convie aussi Sam de Point Mort sur le très mélodique et émotionnel « Land’s End ».
Des ouvertures aux idées très larges qui auraient pu faire redouter un manque de cohérence, or les parisiens maîtrisent leur formule, apportant aussi un soin tout particulier aux paroles aux inspirations poétiques. Evoquant autant Alcest via ses atmosphères, Hypno5e par sa sensibilité et sa multiplicité ou encore Solstafir (dont la reprise de « Fjara » sonne très réussie), Përl tient là une vraie proposition et une personnalité très affirmée, certes un peu dense pour faire effet instantanément, mais l’apprivoisement se fait petit à petit, écoute après écoute…
- Au Royaume des Songes
- Naufragée des Nuages
- Fjara
- La chute
- Arcipelago
- Land’s End
- Que l’éclat fasse demeure
Përl
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