Après s’en être tenu au format EP (et singles, très nombreux depuis leurs débuts), Softcult passe enfin la seconde et sort un premier long-format. Les sœurs jumelles Mercedes et Phoenix Arn-Horn ont tout fait elles mêmes: Mercedes a donc écrit et s’est occupée des clips tandis que Phoenix a produit, enregistré et a aussi réalisé l’artwork de l’album. Un aspect DIY qui transparait dans ces nouvelles compos.
Appréciant toujours autant les phases planantes et les guitares plus acérées, ce premier opus confirme toute l’identité sonore affichée par le duo depuis ses débuts. Entre dreampop et shoegaze (autoproclamé « riotgaze »), les mélodies sont immédiates, essentiellement bercée d’une douce mélancolie dès les premiers titres.
Pourtant sur des titres comme « He Said, She Said », « Hurt » ou « Tired », Softcult y déploie des envies grunge plus incisives, laissant même apparaitre des cris ravageurs ayant de quoi surprendre les fans de la première heure, habitués à être dans un écrin de douceur. Des sorties de piste plus nerveuses et très efficaces permettant à ce premier album d’adopter un aspect « ange/démon » appréciable et qui mériteraient d’être peut-être encore plus exploitées à l’avenir.
Une très agréable revisite de sonorités 90’s ayant permis au duo de partager la scène de Muse ou d’Incubus tandis que des gens comme Oli Sykes (Bring Me The Horizon) ou Hayley Williams (Paramore) comptent parmi leurs fans, pourquoi ne pas les rejoindre ?
Softcult
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